Remy, Dominique

Biographie


Né le 17 juin 1811 à Alaincourt (Meurthe), fils de Remy, Joseph, propriétaire, et de illisible, Marguerite, son épouse. Cocher gagnant trois francs par jour, ou homme de peine ou palefrenier. Il se procura un fusil, le 28 juillet lors du désarmement du poste du port au blé, mais n’eut pas le temps de s’en servir ; il fut en effet presque immédiatement blessé d’un coup de feu qui lui traversa la cuisse gauche, vers 14 heures, alors qu’il combattait rue de la Mortellerie près des rues des Barres et Geoffroy-Lasnier. Il fut transporté à La Pitié. En date du 22 août 1830, Lisfranc, chirurgien en chef à l’hôpital de la Pitié, lui délivra un certificat donnant les précisions suivantes : « […] La balle percé la cuisse vers le tiers inférieur de sa face antérieure, et le fémur est fracturé à l’union de son tiers inférieur avec ses deux tiers supérieurs ; la balle est restée dans le membre et pendant les quinze premiers jours le malade a beaucoup souffert. A partir de ce jour, il ne pourra obtenir sa guérison que dans trois mois environ. » Il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le 14 avril 1831, devant le juge de paix (ancien) IXe arrondissement, comparurent : Gaudefroy, Charles, Antoine, portier, demeurant 9, rue des Prêtres-Saint-Paul ; Bourgeot, Louis, Paul, propriétaire, demeurant 81, rue de la Mortellerie ; Paul, Jean-Baptiste, marchand de vin, demeurant 26, rue des Prêtres-Saint-Paul. Ils attestèrent connaître depuis longtemps Remy, Dominique et savoir que « le 28 juillet dernier, environ sur les 2 heures de relevée, en combattant rue de la Mortellerie près la rue des Barres et de celle Geoffroy-Lasnier, il fut blessé à la cuisse gauche par une balle ; que l’un d’eux, le sieur Gaudefroy, a aidé à le porter à l’Hôtel-Dieu, et les sieurs Bourgeot et Paul qu’ils l’ont vu depuis cette époque l’un à la Pitié et l’autre après qu’il ne a été sorti et qu’ils estiment qu’il ne pourra jamais reprendre son travail, ce qui le met dans un état de gêne et de détresse non douteux ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 3 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la partie antérieure et inférieure de la cuisse gauche, à ouverture unique et à balle perdue, suivie de fracture au fémur ; guérie mais avec raccourcissement, grande difficulté et gêne dans les mouvements du membre. » Il fut admis dans la 4e classe des blessés et pensionné de cinq cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Sur sa fiche, sa mère est indiquée comme âgée de soixante ans, sans fortune et résidant à Alaincourt. Il demeurait 19, rue des Prêtres-Saint-Paul en 1830-1831 ; sa mère, à Alaincourt en 1830. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IXe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 107 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, idem blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IXe arrondissement, blessés de la 4e classe.

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