Remy, Nicolas
Biographie
Né vers 1785 à Paris. Ouvrier sur les ports. Il fut blessé par un fragment de mitraille, qui lui ouvrit la poitrine (mais l’abdomen dans un certificat délivré par l’Hôtel-Dieu), alors qu’il sortait de l’île Louviers, le 28 juillet. Soigné à l’Hôtel-Dieu, il mourut des suites de ses blessures le 30 juillet. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le 25 octobre 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement, comparurent : Pinson, Claude, Marie, Auguste, fabricant de bonneterie, demeurant 15, rue de Bercy ; Lieurade, Charles, né vers 1797, marchand de vin, demeurant 36, rue de Bercy ; Guiraud, Jean-Louis, né vers 1781, marchand grainetier, demeurant 34, rue de Bercy. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Remy, Nicolas et savoir qu’il était décédé « par suite de blessures reçues dans les journées de juillet 1830 ». Il était veuf de Petit, Mariette et laissait deux enfants à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes : Etienne, Laurent, né le 1er mars 1813 à Paris, et Marie-Antoinette, née le 18 octobre 1814 à Paris, qui deviendra femme Montaron. Le conseil de famille fut réuni pour les deux orphelins, le 31 décembre 1831. Dans le procès-verbal, les enfants sont indiqués comme issus de Remy, Nicolas et de Stivan, Nonette, blanchisseuse, demeurant 6, rue de Bercy, indiquée comme mère naturelle. Pinson, Claude, Marie, Auguste, fabricant de bonneterie, demeurant 2, rue Moreau, fut nommé subrogé-tuteur. L’éducation de Marie-Antoinette avait été confiée à son tuteur, Hivant, oncle maternel, journalier et qui pourtant paraissait « avoir assez de fortune pour l’élever convenablement » selon la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet. La Commission des récompenses nationales n’eut pas à s’occuper de Etienne, Laurent, celui-ci ayant atteint sa dix-huitième année avant la création de la Commission. Marie-Antoinette, désormais femme Montaron, reçut un secours de cinquante francs en 1851 et en 1852, à titre d’orpheline de Juillet. Il demeurait 5, 6, ou 9, ou 20, rue Saint-Paul (20, rue Saint-Paul in Archives nationales F/1dIII/36) ; Marie-Antoinette chez son tuteur, 2, rue Moreau en 1832 ; sa fille Marie-Antoinette, femme Montaron, 16, rue Saint-Pierre-Popincourt en 1850-1851 et 6, rue Saint-Vincent-de-Paul en 1852. Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 289 ; Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IXe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 106 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830 ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 36-39 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IXe arrondissement, orphelins ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/15/2557-2559 dossier (ancien) IXe arrondissement et aussi un état officiel des orphelins (ancien IXe arrondissement) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220. Attention in Archives nationales F/15/2553 semble être pensionnée…