Renard, André
Biographie
Né en 1796 à Saint-Germain (Seine-et-Oise). Fumiste. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, pour, expliquait-il, en 1837 lors d’une demande de secours, « avoir contribué, […], à sauver la lingerie, dix-sept pendules et l’argenterie de M. Pépin, concierge de la cuisine du palais de Saint-Cloud ». En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom d’André, et le prénom de Renard !), auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1837, sa mère âgée de soixante-douze ans et infirme à charge, soutien de sa tante âgée de soixante-quatorze ans, il sollicita des secours ; sa demande était alors apostillée favorablement par le maire de Saint-Cloud. Dans sa demande, il précisait avoir, en 1811, « sauvé la vie à un jeune homme, blanchisseur, resté au fond des eaux, puis à « quatre personnes qui se trouvaient dans une voiture, perdues au milieu des eaux en face le café Vautrin, demeurant au parc de cette résidence royale, qu’il les a été cherchées lui-même, le 19 juin [1815, N.D.A.], […] qu’il a racheté la vie à ces quatre personnes, le cheval seul a été noyé » puis, en 1826, avoir « sauvé un petit ramoneur sur le quai Malaquais n° 13 chez Monsieur le comte de Buisson ; sans ce secours généreux cet enfant aurait été asphyxié », et en 1835 avoir « sauvé, étant dans un bateau, un grenadier caserné à l’Ecole militaire, en face la savonnerie d’Auteuil ». Il reçut un secours de cinquante francs en 1837 et un secours de quarante francs en 1848. Il fit une autre demande de secours en 1849 ; sa demande était alors apostillée favorablement par le maire de Saint-Cloud. En 1851, le préfet de Seine-et-Oise donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Assez mauvaise conduite, se livrait assez fréquemment à la boisson et sa misère est le résultat de la vie de désordre qu’il mène. » Il demeurait à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) en 1831 ; 23, rue d’Orléans à Saint-Cloud en 1837 ; 3, route Nationale à Saint-Cloud en 1848-1849 ; à Saint-Cloud en 1851. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement et liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille, IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/74 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Courrier de la préfecture de Seine-et-Oise, en date du 16 janvier 1851, sur divers décorés de Juillet, minutes 156-157.