Renaud-Lebon, Jean, Félix
Biographie
Né en 1800. Avocat depuis le 14 avril 1819. « Parmi les combattants, de toutes les conditions se trouvait une foule d’avocats, les uns armés de fusils, les autres de sabres ou de pistolets, et leur présence attestait assez qu’en France, tout citoyen est soldat, quand il s’agit de défendre les libertés publiques. Je voudrais pourvoir nommer ici tous ceux qu’on a rencontrés dans les rassemblements, et qui, par leur courage, par leur activité, par l’énergie de leurs exhortations ont puissamment concouru, soit à remporter la victoire, soit à empêcher qu’elle fût souillée d’aucun excès. Ma mémoire ne saurait y suffire ; mais dès présent je puis citer les noms de […] M. Renaud-Lebon. » La Gazette des tribunaux, 26, 27, 28, 29, 30, 31 juillet et 1er aout 1830. « Le 30, une patrouille de seize hommes, commandés par M. Renaud-Lebon, avocat, se dirigeait pour le maintien de l’ordre sur le quai de la Ferraille, lorsqu’elle aperçut une quinzaine d’individus, cherchant à détruire la clôture du sieur Boudeville, marchand d’armes d’occasion. Le chef de la patrouille s’avance seul sur eux, leur rappelle la victoire glorieuse qu’ils viennent de remporter, et les conjure de ne pas gâter une aussi belle cause par le pillage, par l’attentat à la propriété des citoyens. A sa voix, ils renoncent librement à leur premier dessein, s’informent où ils pourront trouver des armes et se dispersent en criant : Vive la Charte ! Vive la garde nationale ! » Il demeurait 18, rue de la Barillerie en 1829-1834. La Gazette des tribunaux, 2 et 3 août 1830 ; Tableau dramatique de la justice au XIXe siècle, tome Ier, chez Surcy et Camus, Paris, 1847, p. 236 ; Tableau des avocats à la cour royale de Paris, chez Mme Ve Delaguette, imprimeur de l’ordre des avocats, 22, rue Saint-Merry, Paris, 1829, p. 24 (sous le nom de Renaud, Lebon [Jean, Félix]), Statistiques les lettres et des sciences en France, Institutions et établissements scientifiques littéraires et scientifiques, Dictionnaires des hommes de lettre, des savants, etc., Guyot de Fère, Paris, chez l’auteur, 1834, p. 406.