Renaudin, Antoine, Philippe, Auguste
Biographie
Né le 28 messidor an V (16 juillet 1796) à Paris (selon Archives nationales F/1dIII/39). Peintre en bâtiments (selon Archives nationales F/1dIII/35 A) (artiste peintre sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39). Le 29 juillet vers 13 heures au Palais-Royal, dans la rue Saint-Honoré, alors qu’il était armé d’un fusil, il fut blessé d’un coup de feu, tiré par les gardes royaux qui étaient positionnés dans le café de la Régence, et qui lui traversa l’avant-bras gauche et lui fractura les os. Les premiers secours lui furent donnés par le docteur Garnier, 11, rue Croix-des-Petits-Champs. Quinze jours plus tard, en débridant la plaie, le docteur Piorry retira deux balles, retrait dont s’ensuivit pour la position du blessé « un grand soulagement ». Marié, il reçut un secours de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut, après la révolution, des secours (sans que ni la date ni le montant soient précisés) auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement (sous le nom de Renaudin, Auguste, Philippe sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet, en date du 22 juin 1831, les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de blessures par arme à feu à l’avant-bras du côté gauche, de la partie inférieure de sa face palmaire vers sa partie supérieure et interne, suivie d’une fracture au radius et d’abcès ; blessure non encore guérie, avec une fistule à l’ouverture d’entrée de la balle et qui devra laisser après elle une incapacité durable mais incomplète. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de quatre cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de soixante-quinze francs. Sa médaille lui fut délivrée le 29 juin, et son brevet le 7 septembre 1831. Il fit de nombreuses demandes de secours mais qui furent en général classées, Renaudin étant pensionné de quatre cents francs. Il reçut cependant vingt-cinq francs de secours en 1842. En 1843, il était écrivain public 4, cour des Fontaines. Cette même année, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « Marié et père d’une nombreuse famille, qui n’est pas encore élevée. Son état ne lui rapporte pas toujours de quoi subvenir aux besoins du ménage ; aussi est-il en ce moment dans une position très précaire. Partout où il est connu, le sieur Renaudin est très bien représenté et on ne lui connaît pas d’opinions politiques contraires au gouvernement. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1843 et de la même somme en 1845. En avril 1848, il écrivit à la nouvelle Commission des récompenses nationales, en se présentant comme combattant de Février, et, alors même qu’il avait signé ses sollicitations sous le gouvernement de Louis-Philippe comme un « très fidèle sujet de Sa Majesté » et en affirmant que tout secours de sa part ne ferait que « le maintenir dans son inaltérable dévouement au meilleur des rois », il se plaignit de n’avoir pas touché de gratifications, parce qu’il était mal pensant. Il demeurait 178, rue Saint-Honoré en 1830-1831 (selon Archives nationales F/1dIII/35 A, Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/1dIII/38 A) ; 191, rue Saint-Honoré en 1837 ; son établissement était situé 4, cour des Fontaines au Palais-Royal de 1841 à 1848, lui-même demeurant 6, rue du Pélican à cette époque. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IVe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 98 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7 Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) IVe arrondissement, Etat des récépissés des inscriptions de rentes délivrées par le maire du quatrième arrondissement de Paris, aux veuves, ascendants ou blessés de Juillet inscrits en la mairie dudit arrondissement, Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du IVe arrondissement de Paris, comme appartenant à des veuves, orphelins, ascendants ou blessés de Juillet, domiciliés dans cet arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 (sous le nom de Renaudin, Antoine, Philippe, Auguste) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à la pension (cahier de trente-deux blessés) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement (sous le nom de Renaudin, Antoine, Auguste) ; Archives nationales F/1dIII/74 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IVe arrondissement, blessés de la 3e classe. C’est curieux ce Renaudin, Auguste, Philippe juste après… en fait il y en aurait deux…. Un Renaudin, Antoine, Philippe, Auguste et Renaudin, Auguste, Philippe… Pas sûr du tout, sans doute un seul et de la confusion… !!!