Renauldet, Jacques, René

Biographie


Né vers 1799 à Paris. Boulanger (mais propriétaire in Archives de Paris VK3 24 dans le registre qu’il signe). Le 30 août 1830, il sollicita dans ces termes la décoration de Juillet, dans une lettre qu’il signait bien du nom de Renauldet : « Le sieur Renauldet (sic), Jacques, René, appartenant à la Ire légion de la garde nationale, prend la respectueuse liberté d’exposer […] que, pendant les trois mémorables journées de Juillet, il est constamment resté sous les armes et a combattu sans relâche pour la conquête de la liberté. Fait prisonnier le 27 par la garde royale, au moment où il venait, l’un des premiers, de prendre l’uniforme de garde national, ce n’est qu’avec danger qu’il s’est sauvé. Il a coopéré à la prise de la caserne de la rue Verte et à celle des écuries du roi, faubourg du Roule, où quatorze de ses concitoyens ont été tués. Il est l’un de ceux qui se sont emparés de la pièce de canon placée dans les Champs-Elysées, au bout de l’avenue de Marigny. Toujours attentif au maintien de nos droits acquis, il s’est encore porté à Rambouillet lorsque sa présence paraissait utile. » Sa lettre était apostillée par : Sametz illisible, Théodore, qui ajoutait : « Il est généralement connu dans le quartier que j’habite qu’il a montré le plus grand courage, sans interruption pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet. » Prelinau illisible, qui précisait : « J’ai vu M. Renauldet (sic) se porter avec beaucoup de citoyens du quartier vers la caserne de la rue Verte, près de laquelle je demeure. Je l’ai retrouvé ensuite près de Rambouillet. » Meunier, Louis, Marie (voir ce nom), « combattant », demeurant 42, rue Ville-Lévêque ; Lambotte « combattant », demeurant rue de Miromesnil ; Robin, Maurice, Victor (voir ce nom), « combattant », demeurant 35, rue de Miromesnil ; Château, « combattant », demeurant 36, rue de Miromesnil ; Dubois, René (voir ce nom), « combattant », demeurant 8, rue du Marché-d’Aguesseau ; Muller (voir ce nom), « combattant », demeurant 9, rue du Marché-d’Aguesseau. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il apostilla la lettre présentée par Meunier, Louis, Marie auprès de la Commission des récompenses nationales pour faire valoir ses droits. Il apostilla la lettre présentée par Moison, Pierre, Jean-Baptiste devant la Commission des Réclamants, pour tenter de faire valoir ses droits à la décoration de Juillet, précisant avoir vu Moison le 28 en uniforme de garde nationale à la mairie du (ancien) Ier arrondissement et le 29 à la prise de la caserne de la rue Verte. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, en tant que décoré, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut sa médaille le 7 juillet 1831, et son brevet le 24 août de la même année. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ier arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Le 5 avril 1831, il adressa la lettre suivante à cette Commission (qu’il signe bien du nom de Renauldet) et qui reprend à peu près les mêmes termes que celle envoyée à la Commission des récompenses nationales : « Le sieur Renauldet (sic), Jacques, René, appartenant à la 3e compagnie du 3e bataillon de la Ire légion de la garde nationale, prend la respectueuse liberté d’exposer […] que, pendant les trois mémorables journées de Juillet, il est constamment resté sous les armes et a combattu sans relâche pour la conquête de la liberté. Fait prisonnier le 27 par la garde royale, à la mairie du (ancien) Ier arrondissement, commandé par le capitaine Gabillot, au moment où il venait, l’un des premiers, de prendre l’uniforme de garde national, ce n’est qu’avec danger qu’il s’est sauvé. Il a coopéré à la prise de la caserne de la rue Verte et à celle des écuries du roi, faubourg du Roule, où plusieurs de ses concitoyens ont été tués ou blessés. Il est l’un de ceux qui se sont emparés de la pièce de canon placée dans les Champs-Elysées, au bout de l’avenue de Marigny. Toujours attentif au maintien de nos droits acquis, il s’est encore porté à Rambouillet lorsque sa présence paraissait utile. » Sa lettre était apostillée par Gabillot (voir ce nom), adjoint au maire, qui certifiait l’authenticité des faits avancés dans la pétition. Buzelin, commissaire de police du quartier du Roule, ajoutait l’apostille suivante : « Je certifie avec plaisir la bonne conduite et le patriotisme du sieur Renauldet, patriotisme dont il a fait preuve dans les grandes journées en s’armant l’un des premiers et combattant courageusement. » Renauldet retira, le 31 mai 1833, les pièces qu’il avait confiées à cette dernière Commission et s’acquitta auprès d’elle des quatre-vingt-cinq centimes de frais de liquidation. Il reçut, comme décoré de Juillet, une somme de vingt-cinq francs, en 1833, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Il demeurait 84, rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1830-1833. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 91, idem liasse n° 5, état nominatif des décorés de Juillet qui ont reçu l’indemnité de vingt-cinq francs accordée par décision de M. le préfet de police, contenue dans sa lettre du 26 juillet [1833] ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Bordereau des sommes payées aux décorés de la croix et de la médaille de Juillet, non blessés, pour l’indemnité qui leur a été accordée à l’occasion de l’anniversaire des trois jours, par décision de la Commission des récompenses nationales en date du 23 juillet 1831 ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 51 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 403 in dossier Moison, Pierre, Jean-Baptiste ; Archives de la préfecture de police AA 410 (sous le nom de Renaudet, Jean-Baptiste).

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