Renault, Alexandre, François
Biographie
Commissionnaire. Inscrit sous le numéro 3925 (et sous le nom de Renaud, Alexandre, François), il reçut un secours de cinq francs en août 1830, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. La mention suivante est annotée sur sa fiche : « Valide, a pris part au mouvement. » Le 21 août 1830, sa femme faisait parvenir la lettre suivante au général Lafayette, afin d’obtenir « quelques secours, dont elle a le plus grand besoin dans sa profonde détresse » : « La femme Alexandre, François Renault est une pauvre mère de deux enfants en bas âge à sa charge. Son mari, commissionnaire, fréquemment sans ouvrage et sujet à de fréquents accès d’épilepsie, ne peut être que d’un bien faible soutien pour sa famille. N’ayant pour toute ressource d’ailleurs que l’assistance de son bureau de charité, la femme Renault est constamment réduite à une misère continuelle, portée à son comble par le malheur d’être arriérée de cinquante francs avec son boulanger et de trois termes de loyer avec son propriétaire pour le paiement desquels elle est fort inquiétée. » Elle joignait à sa demande le certificat suivant : « Le régisseur de l’hôtel du Retiro, situé à Paris, rue du Faubourg-Saint-Honoré, n° 30, et citoyens domiciliés et patentés dans ledit quartier, certifions que le nommé François, Alexandre Renaut (sic), domicilié depuis vingt-six ans audit hôtel, père de deux enfants en bas âge, s’est empressé de prendre les armes et d’aller combattre pour la défense de la liberté dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet dernier et a coopéré à la formation des barricades, en y travaillant constamment, que, dans cette grande semaine, il n’a cessé de donner des preuves de son dévouement et de son patriotisme. Nous attestons en outre que ce père de famille est dans une position des plus malheureuses et mérite sous le rapport de ses bonnes vie et mœurs de participer aux secours accordés aux combattants dans ces glorieuses journées. » Signé, le 2 octobre 1830 : Martin ; Tonnier illisible ; Voytot, peintre-vitrier, demeurant 15, rue de Surène ; Frain, cordonnier ; De la Roche illisible, poêlier, demeurant 30, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. En 1830, il était marié et père de deux enfants en bas âge. Il demeurait 30, rue du Faubourg-Saint-Honoré, cour des Coches, escalier 1, chambre 195. Archives de Paris VD6 91 ; Archives de Paris VD6 91, liasse n° 4, idem liasse n° 5, une liste de blessés qui reçurent un secours (sous le nom de Renaud, Alexandre, François).