Renault, Jean-Louis
Biographie
Né le 29 mai 1792 à Bruges (Belgique). Ancien trompette des guides sous l’Empire, estropié à une jambe par suites de ses blessures, Charretier en 1830. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Saint-Denis (sous le nom de Renaut, Jean-Louis sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin 1831. Il travailla à partir de 1833 et jusqu’en 1852, comme charretier chez Potier ou Pottier, route de Charonne à Montreuil, et gagnait dix francs par semaine. En 1842, veuf et père de deux enfants, sans ouvrage et par conséquent incapable de pourvoir à l’entretien de ses enfants, il sollicita des secours. En 1843, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « Journalier, était autrefois trompette de la garde nationale à cheval de Bercy, où il a demeuré rue du Commerce n° 3, chez la veuve Duchesne, à laquelle il a escroqué dix-sept francs. Il y a deux mois qu’il a quitté cette commune. On ignore sa demeure actuelle. Il avait mis en gage les deux pistolets qui lui avaient été confiés pour son service, chez le sieur Lanclume, marchand de vins, rue de Bercy, n° 1. Renault est un homme sans conduite et un ivrogne. » En 1845, par contre les mêmes sources précisaient : « Sa réputation est bonne et il se trouve dans une position peu aisée. » Il fut proposé pour un secours de quarante francs en 1846, mais ne se présenta pas pour les toucher. En 1849, les mêmes sources administratives informaient à son sujet : « Bons renseignements sur sa moralité et sa conduite. » Il reçut un secours de cinquante francs pour cette année-là, à titre de médaillé de Juillet. En 1851, la police donnait sur son compte les informations suivantes : « Sa position n’est pas nécessiteuse, sans charge de famille et gagnant bien sa vie, il est à l’abri du besoin. Sa réputation est bonne. » Il reçut deux secours de soixante francs en 1851. En 1852, il travaillait pour le compte de Ferrandière, 6, rue des Ormes, et gagnait un franc par jour. Il reçut, pour cette année, un secours de soixante francs, un secours de soixante francs en 1853. Il demeurait à La Villette en 1831 ; 3, rue du Commerce à Bercy en 1842 ; 32, route de Montreuil (ou 30, route de Montreuil deux fois in Archives de la préfecture de police AA 369 ou 40, route de Montreuil au Petit-Charonne in Archives de la préfecture de police AA 369 minutes 202-204), un garni dans la maison Potier ou Pottier entrepreneur de transports, marchand de vins-traiteur, à Charonne en 1849-1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39) ; Archives nationales F/1dIII/74 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 44 et minute 47, idem Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147 (sous le nom de Renault, Jean-Louis), idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163 (sous le nom de Renault, Jean-Louis), idem Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204 (sous le nom de Renault, Jean-Louis), idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852 (sous le nom de Renaud, Jean-Louis).