Renaux

Biographie


Le 19 mars 1831, alors caporal de la 2e compagnie de chasseurs de la garde nationale, il adressa la lettre suivante à Truelle, lieutenant-colonel de la IIe légion de la garde nationale de banlieue et président de la Commission des récompenses nationales : « J’apprends qu’il va être décerné des récompenses nationales aux habitants de notre commune qui se sont fait remarquer par leur zèle et leur dévouement à l’occasion des journées de Juillet. Ceci me met dans le cas de vous exposer les faits qui peuvent justifier cette réclamation pour l’obtention d’une médaille d’honneur et donc voici le narré succinct. Le 29 juillet au matin, une foule de malfaiteurs se dirigeant sur la barrière de Rochechouart, pour y commettre des violences et l’incendier, je me suis précipité, quoique non armé, un des premiers pour sauver les effets appartenant aux employés et dont voici les justifications apportées en marge. Ce qui ne laissait pas d’être sans danger, contre des gens très bien armés, qui me menaçaient et voulaient faire main basse sur moi. Sans me décourager, je parvins, autant qu’il me fut possible, dans une circonstance aussi critique, à sauver la majeure partie de ces mêmes effets. Aussitôt après que notre garde civique s’était formée, j’ai été également un des premiers à m’y joindre, à faire patrouille pour maintenir l’ordre et la sûreté publique gravement compromise par ces bandes d’incendiaires, dévastant et pillant notre commune. Tels sont, monsieur le président, l’exposé sur lequel je prends la liberté d’appeler votre attention ainsi que celle du jury, persuadé que les faits dont je peux justifier feront accueillir favorablement ma demande. » Sa demande était ainsi apostillée en marge par illisible, jaugeur-mesureur à la barrière Rochechouart : « Je certifie que le nommé Renaux, caporal dans la garde nationale, est venu le 29 juillet 1830, pour m’aider à déménager mes effets et qu’il est parvenu à en sauver la plus grande partie avec beaucoup de peine et de difficultés et qu’il a reçu plusieurs coups. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Je, soussigné, capitaine de la 2e compagnie de la garde nationale de Montmartre, certifie que le sieur Renaux, caporal dans ma compagnie, a toujours fait son service avec autant de zèle que d’exactitude et que notamment dans les journées de décembre [à l’occasion des troubles qui accompagnèrent le jugement des ex-ministres de Charles X en décembre 1831, N.D.A.] il a rivalisé d’ardeur avec tous ses camarades à l’Hôtel de ville, où le poste de notre bataillon avait été établi. » Signé le 19 mars 1831 : Lambert, chef de bataillon commandant la garde nationale de Montmartre ; Petit, major ; Barginet, de Grenoble (voir Barginet, Alexandre) ; plus d’autres noms illisibles. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il comparut devant le jury de la Commission des récompenses nationales de Saint-Denis, sous le numéro 393. Il demeurait 14, chaussée Clignancourt à la barrière Rochechouart à Montmartre en 1831. Archives de Paris VK3 51.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.