Retourné, Domue. Le prénom n’est pas sûr
Biographie
Garçon marchand de vin. Il était porteur du certificat suivant, délivré le 10 août 1830 : « Les citoyens soussignés, armés pour la défense de la liberté pendant les mémorables événements des 27, 28 et 29 juillet dernier, certifient sur l’honneur que le sieur Domice Retourné […] a combattu dans leurs rangs avec intrépidité pour le succès de la cause nationale et que c’est à son héroïque persistance et aux indices qu’il a été à même de donner sur les employés inférieurs et supérieurs du dépôt d’artillerie situé place Saint-Thomas-d’Aquin que l’on doit en partie les armes qui ont été délivrées dans cette glorieuse circonstance à un nombre assez considérable de citoyens pour faire le siège de la caserne de Babylone, au succès duquel il a puissamment contribué par son courage et son intrépidité. » Signé Gostalla, Adolphe (voir ce nom), qui ajoutait en outre qu’il l’avait vu « distribuer des armes et les faisant distribuer à Saint-Thomas-d’Aquin » ; Leroy (voir ce nom), demeurant 10, rue Guisarde ; Balmes (illisible), commis négociant, demeurant rue Saint-André-des-Arts ; Bellont (illisible), tapissier, demeurant 50, rue Saint-André-des-Arts ; Serrot (illisible), demeurant 36, rue du Bac ; Clot, demeurant 49, rue de Lobau. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il demanda « pour toute récompense, d’être porté au rang des braves ». Il demeurait 51, rue Saint-André-des-Arts, au coin de celle de l’Eperon en 1830. Archives de Paris, VD6 631 n° 1.