Rey, François
Biographie
Né vers 1790 à Saint-Geniez-Lavaque (Aveyron). Relieur. Il fut légèrement blessé par un coup de feu reçu à la tête et fut aussi blessé à la jambe, le 29 juillet à l’attaque de la caserne de Babylone. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut un secours de quarante francs, le 19 octobre 1830, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut une indemnité définitive de cent vingt francs. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il délivra un certificat en faveur de Noilhan, Pierre, attestant qu’il l’avait vu, le 29 juillet, rue de Valois et rue de Rohan, « dans la fusillade et faisant feu lui-même ». De la même manière, il apostilla la lettre que Noilhan, Pierre fit parvenir au roi, le 10 juin 1831, afin qu’il engageât la Commission des récompenses nationales du XIe arrondissement à revenir sur la décision qu’elle avait prise de ne lui accorder que la médaille et offrait d’être reçu pour témoigner en sa faveur. Rey demeurait 21, rue de la Huchette (mais 29, rue de la Huchette in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II [où j’ai aussi 265, rue Saint-Honoré , les deux adresses donc] et dans un certificat qu’il signe en août 1830 in Archives de Paris, VD6 631 n° 1 in dossier Noilhan, Pierre et deux fois in Archives de Paris VK3 30) en 1830 ou 265, rue Saint-Honoré en 1830-1831. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 86 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, un gros cahier vert de récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement (sous le seul nom de Rey, demeurant 21, rue de la Huchette), idem in dossier Noilhan, Pierre ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, Commission de la souscription nationale, titres provisoires des parties prenantes, reçus en échange des titres définitifs délivrés par la mairie, blessés, secours définitifs, idem cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; Archives de Paris VK3 30, état des habitants du (ancien) XIe arrondissement de Paris qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (cité deux fois) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, dossier indemnitaires 1re classe à 120 francs, (ancien) XIe arrondissement et état des sommes payées aux combattants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/69 in dossier Noilhan, Pierre ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIe arrondissement, blessés de 1re classe. In Archives de la préfecture de police AA 395 in dossier Journeaux, Jacques, il y a un Rey, François, mais dont la signature est certifiée par le commissaire de police comme celle de Gay, François, dont Journeaux parlait en ces termes : « […] Le 28, armé d’un fusil de munition dès le matin, il fut sur le boulevard Poissonnière, où il trouva un de ses amis, M. Rey et chargèrent ensemble conte les Suisses du poste des Menus-Plaisirs, qui furent faits prisonniers […]. » En 1848, après la Révolution de Février, Journeaux invoquait encore son témoignage, disant qu’il était en ce moment à l’Hôtel de ville ; Rey demeurait alors 7, rue Michel-le-Comte, et ajoutait l’apostille suivante à un témoignage délivré pour certifier la participation de Journeaux aux combats de Février : « J’atteste qu’une partie des faits relatés ci-contre sont à ma connaissance et que le citoyen Journeaux, depuis que je le connais, a toujours manifesté une opinion républicaine. »