Rey, Jean, Bernard
Biographie
Dans une lettre adressée par la Commission des réclamations de Juillet, présidée par Benard de Courtigis (voir ce nom) et établie 10, rue Neuve-Bourg-Labbé, au ministre de l’Intérieur et président du Conseil, son cas était cité en exemple comme quelqu’un dont les droits avaient été méconnus, précisant ainsi sa participation aux combats et les preuves qui avaient été fournies : « Rey, Jean, Bernard, ancien adjudant. Outre plusieurs certificats signés par M. le général Pajol, le capitaine d’état-major Saillat et environ dix autres personnes, attestant que le sieur Rey a été chef de pièce d’artillerie pendant les mémorables journées, se trouve un certificat de M. Cadet de Gassicourt, maire du (ancien) IVe arrondissement, à la date du 31 août 1830, ainsi conçu : “Nous, maire du (ancien) IVe arrondissement, certifions que M. Rey, Jean, Bernard, ancien adjudant major, demeurant place du Chevalier-du-Guet n° 8, a combattu dans les derniers événements et qu’il s’est fait inscrire à notre mairie le 31 juillet dernier sur la liste des anciens officiers de l’armée à la disposition du gouvernement.” N’a rien obtenu. » Il demeurait 8, place du Chevalier-du-Guet en 1830. Archives nationales F/1dIII/82 Commission des réclamations de Juillet, extrait de quelques dossiers pris sur le travail général de la Commission des réclamations. Sans doute est-ce lui, in Archives de la préfecture de police AA 408 in dossier Piat, Louis, Patrice, qui, ex-adjudant, signa, le 5 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Piat, Louis, Patrice, et que ce dernier présenta de nouveau quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants, après qu’il eut été perdu par la Commission des récompenses nationales : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Piat, Louis, Patrice s’est trouvé avec nous à la prise de l’Hôtel de ville, le 28 juillet, où il a montré un courage digne d’un vieux soldat. Le 29, il s’est porté à la prise du Louvre et aux Tuileries et a participé avec nous à désarmer plusieurs postes et n’a posé les armes qu’après le triomphe de notre liberté. »