Rheims, Léon

Biographie


Né en septembre 1800 à Haguenau (Bas-Rhin). Marchand colporteur. Il fut légèrement blessé. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de quatre-vingts francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications biographiques supplémentaires. Il adressa, le 29 juillet 1848, la lettre suivante à cette dernière Commission : « Le nommé Rheims, Léon a l’honneur d’exposer que pendant les quatre journées de Février il n’a cessé de combattre, que depuis cette époque il n’a fait aucune espèce de réclamation attendu qu’il était employé au matériel des ateliers nationaux, que depuis la dissolution d’iceux il se trouve sans emploi et dans la misère. Par ces motifs et porteur des certificats ci-joints il ose s’adresser à vous, citoyen, et vous prier instamment de vouloir bien lui faire obtenir un emploi de gardien de Paris. Il parle allemand, polonais, russe et français et réunit en sa personne les qualités nécessaires pour remplir dignement le poste qu’il sollicite. En accueillant favorablement sa demande, vous ferez comme il vous est d’usage, citoyen, une œuvre d’humanité et de justice et il vous en aura une éternelle reconnaissance. » Il joignait deux certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le citoyen Rheims s’est battu le 24 février au marché Saint-Jean et que les attestations ci-contre ont pour but de constater que le citoyen a puissamment aidé au triomphe de la cause républicaine. » Signé, le 7 septembre 1848 : illisible. Suivaient de très nombreuses apostilles et signatures, dont pour celles lisibles : Flantin, chef du poste de la rue des Ecouffes, qui certifiait que Rheims avait « fait un service actif avec moi pendant quatre jours consécutifs et qu’il s’est montré en bon et brave citoyen » ; Roullier (voir Roullier, Marie, Denis, Pamphile), demeurant 18, rue des Juifs ; Julien ; Sagette ; Varrot ; Deschamps ; Lange ; Douard ; Augustin ; Guillemin ; Cheval, Gervais ; Pointel ; Baume ; Charles ; Levy ; Descombes, lieutenant à la 3e compagnie du 3e bataillon ; Mareux ; Baucher ; Chaumette ; Schmit ; Bellaise ; Descombes ; Dutemple. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, propriétaire de la maison rue des Ecouffes 22 à Paris, certifie que le nommé Rheims, Léon, colporteur, habite cette maison depuis quatorze ans et qu’il s’y est toujours bien conduit. » Signé, le 8 avril 1848 : illisible. Il fut recommandé par la Commission pour obtenir un emploi de gardien de Paris. Il était marié et père de deux enfants en 1848. Il demeurait 32, rue Geoffroy-Lasnier (mais 32, rue Geoffroy-Langevin en 1831 in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé, peu fiable) en 1830 ; 22, rue des Ecouffes en 1834-1848. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 77 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 12-13 état des blessés non classés et de la 1re classe (sous le nom de Rhims, Levis), et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 410 (sous le nom de Rheins, Léon).

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