Ribeaucourt, Louis

Biographie


Né le 7 janvier 1802 à Ligny (Meuse). Commis voyageur chez Duclos, négociant 18, rue Thibautodé en 1830. En juin 1820, lors des émeutes qui suivirent la loi dite du double vote, qui permettait à la partie la plus fortunée des électeurs, déjà choisis par un système censitaire, de voter deux fois, il fut blessé de deux coups de sabre et emprisonné pendant quinze jours. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Ribeaucourt […] s’est conduit dans les immortelles journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 avec un courage indomptable. D’abord sans armes, il courut de rang en rang, excitant et haranguant ses compagnons. Le 28 au matin, il fut armé et a, par son audace, coopéré à enlever plusieurs postes des quartiers Saint-Honoré et du Mail. Après il fit le coup de feu rue des Prouvaires, rue du Four-Saint-Honoré, rue de l’Arbre-Sec et vint finir la journée à l’attaque du marché des Innocents, où il a reçu une balle qui lui enleva une mèche de cheveux à la tempe droite, ainsi que deux autres qui lui effleurèrent la peau. Le 29 dès le matin, il était sous les armes et a participé de toutes ses forces à la prise du Louvre et des Tuileries, où il reçut plusieurs balles, entre autres une qui, à quinze pas, a traversé le col de sa chemise et le collet de sa redingote, sans le blesser. Enfin, il n’a cessé de se porter où le danger appelait un brave. Nous attestons encore que le sieur Ribeaucourt est père de deux enfants en bas âge et qu’il s’est toujours conduit avec honneur et probité. » Signé : Jeuch, A. ; Faucille, demeurant 11, rue des Bourdonnais ; Outin, Jean-Pierre (voir ce nom), lieutenant de la garde nationale, demeurant 10, rue des Bourdonnais ; Leclerc-Millet, demeurant 12, rue des Bourdonnais ; Fronconot (illisible), demeurant 18, rue Thibodoté ; Gandon, A, demeurant 18, rue Thibodoté ; Gilles, demeurant 18, rue Thibodoté ; Oucard (illisible), demeurant 18, rue Thibodoté ; Duclos, Const., demeurant 18, rue Thibeaudoté ; Giroux, sous-lieutenant de la garde nationale ; Garard, sergent de la garde nationale ; Delacorde, 2e sous-lieutenant ; Girard, capitaine en 1er ; Dubois, L. employé à l’administration des contributions directes, demeurant 126, rue du Bac ; Chapon, demeurant 18, rue Thibodoté ; Dubois, demeurant rue Bourbon-Villeneuve ; Duclos, Cl., employé rédacteur au Messager des Chambres ; Beglet, lieutenant de la garde nationale ; Gosselin, demeurant 18, rue Thibodoté ; Simon, sergent de la garde nationale « présent à plusieurs affaires des 28 et 29 » ; Verdavaine, Alphonse (voir ce nom), demeurant 27, rue Notre-Dame-de-Nazareth ; Poncelet, demeurant 15, rue Thibodoté ; Rouselle aîné, capitaine en 1er du 1er bataillon de la IVe légion ; Drin, demeurant 10, rue Béthizy. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et pourtant il est aussi dans le (ancien) IIe arrondissement et sous le nom de Ribancourt, Louis (sous le nom de Ribancourt, Louis sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Dans sa séance du 8 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, laissait cette appréciation à son sujet (sans qu’on sache quelle importance on doit y attacher) : « Ribocourt (sic) a été porté dans le (ancien) IIe arrondissement pour la croix, dans le (ancien) IVe arrondissement, on ne lui a accordé que la médaille. » Dans sa séance du 11 avril 1831, le même comité décidait : « M. Ribaucourt (sic) n° 100, ayant passé dans le (ancien) IVe arrondissement, dans le ressort duquel il était domicilié et ayant obtenu la médaille, se trouve rangé dans la 2e classe et, comme tel, n’a droit qu’à la récompense que son jury a cru devoir lui décerner. » Dans sa séance du 15 avril 1831, le même comité des renseignements persistait : « M. Ribaucourt, qui d’abord a été entendu par le jury du (ancien) IVe arrondissement qui l’a présenté pour la médaille est néanmoins présenté pour la décoration par le (ancien) IIe arrondissement. » En 1831, il était employé à l’octroi, place qu’il avait sollicité en octobre 1830. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de sous le nom de Rebeaucourt, Louis), auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 27, rue Notre-Dame-de-Nazareth en 1831. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives de Paris VK3 29, séance du 8 avril 1831, séance du 11 avril 1831, séance du 15 avril 1831 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIe arrondissement.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.