Riboulle, Louis, Marie
Biographie
Né le 28 novembre 1787 à Limoges (Haute-Vienne). Peintre en porcelaine. Le 1er novembre 1830, il faisait parvenir la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Messieurs,
»Comme vous êtes chargés de recueillir et d’apprécier les faits qui méritent des récompenses nationales, je viens faire valoir mes titres sous ce rapport, lesquels consistent dans les services que j'ai rendus dans les journées de Juillet.
»J’ai pris part aux combats livrés dans le [ancien, N.D.A.] IXe arrondissement et notamment à la barricade de la rue Saint-Antoine et de Jouy. Après la déroute de nos ennemis, j’ai sacrifié huit jours et huit nuits aux pansements des blessés, à l’enterrement des morts et, enfin, au péril de ma vie, j’ai fait partie des détachements chargés de mettre obstacle à l’évasion des prisonniers de La Force. D’où l’altération complète de ma santé s’est suivie et, dans ce moment même et depuis trois mois, je me trouve hors d’état de continuer mes travaux habituels.
»J’attends de votre justice et des informations que vous voudrez bien prendre sur mon compte d’être compris au nombre des citoyens qui ont bien mérité de la patrie. » Sa demande était apostillée de deux signatures (illisibles) dont celle d’un lieutenant-colonel, qui attestait « l’exactitude des faits mentionnés en la présente, attendu qu’ils se sont passés sous ses yeux et il ne peut que donner des éloges, non seulement au courage du pétitionnaire mais à son humanité ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 3, rue Geoffroy-Lasnier en 1830-1831 (mais 33, rue Geoffroy-Lasnier in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/82). Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 83 ; Archives de Paris 6AZ 3 (6AZ 112 révolution de Juillet) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82, état des personnes résidant dans l’étendue du (ancien) IXe arrondissement de Paris, qui ont obtenu la médaille de Juillet et auxquelles, à l’occasion des trois journées de Juillet, il a été accordé une somme de vingt-cinq francs aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, cas exceptionnels.