Richard, François
Biographie
Forgeron. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Le 29 août 1831, il adressa la lettre suivante à la Commission : « Le nommé Richard, François a l’honneur de vous exposer que dans les journées de notre glorieuse révolution de Juillet il a combattu les éternels ennemis du peuple français. Ayant fait une demande collective à Sa Majesté, il n’en a pas eu de réponse. N’ayant pas été porté dans les promotions de la décoration spéciale, il vous supplie, messieurs, de vouloir bien rectifier cet oubli, en lui accordant cet insigne, qu’il croit avoir mérité, ainsi qu’il en justifie par le certificat ci-joint. Persuadé de la sollicitude que vous portez aux défenseurs de la liberté, il ose espérer que vous prendrez sa réclamation en considération. Sa reconnaissance égalera le profond respect avec lequel il a l’honneur etc. » Il joignait le certificat suivant à sa demande (certificat en tous points conforme à celui délivré en faveur de Burtin, Louis et par quelques-uns des mêmes signataires) : « Nous, soussignés, chacun pour ce qui est à sa parfaite connaissance, certifions que le sieur François Richard, forgeron, a tenu dans les glorieuses journées de Juillet, une conduite pleine de courage et de dévouement ; que dès le 27, étant sorti en armes, il s’est rendu à la porte Saint-Martin, où il a combattu avec résolution et persévérance jusqu’à ce que la nuit et la fatigue aient contraint les soldats de la garnison à se retirer dans leurs quartiers ; que le 28 il s’est porté sur la place de l’Hôtel de ville, où il s’est réuni à tant d’autres braves, avec lesquels il a fait triompher sur ce point important la cause de la liberté ; que le 29 il est encore allé chercher les plus grands dangers dans la rue Richelieu et au coin de celle de Rohan, où les combats ont été des plus meurtriers ; que le 30 il a malgré sa lassitude marché des premiers sur Saint-Cloud contre la garde royale, qu’il a combattue, et qu’il y a fait planter un drapeau national ainsi qu’à Ville-d’Avray et à Versailles, qu’enfin il a dans tout le cours de l’immortelle révolution joint à l’énergie du patriotisme la modération et l’humanité qui distinguent un cœur vraiment français. » Signé, le 29 août 1831 : Jacquin, J., C., (voir Jacquin, François, Thérèse, Justin), décoré de Juillet, demeurant 41, rue du Four-Saint-Honoré ; Schwaertzel (voir Schwaertzel, Jérôme), ébéniste, décoré de la Croix de Juillet, jury du conseil de la IXe légion, demeurant 48, rue et île Saint-Louis ; Beaufils (voir Beaufils, Jean-Baptiste), décoré de Juillet, demeurant 26, rue de la Folie-Méricourt ; Bourgeois, J.-P. (voir Bourgeois, Jean-Pierre), décoré de Juillet, demeurant 26, rue Neuve-Saint-Martin ; Deymey, propriétaire, demeurant 22, rue de la Vannerie ; Marache, maître taillandier, demeurant 75, rue de la Mortellerie. Il demeurait 350, rue Saint-Denis en 1831. Archives de la préfecture de police AA 411.