Richardot, Jean-François

Biographie


Né le 10 juillet 1777 à Vesoul (Haute-Saône). Soldat au 15e régiment d’infanterie de ligne en 1792, caporal en l’an IV, passé dans la gendarmerie départementale en l’an VIII, fait brigadier par action d’éclat, passé dans la gendarmerie d’élite à Paris en l’an X, fait maréchal des logis le 11 frimaire an XIII pour le couronnement de l’Empereur, passé sergent dans les grenadiers à pied de la Garde impériale, nommé lieutenant au 10e régiment d’infanterie légère le 16 février 1807, nommé capitaine le 2 juin 1809, admis à la solde de retraite le 17 août 1809. Rentré au servie comme capitaine à la 22e cohorte le 11 avril 1812, passé au 154e régiment le 9 février 1813. Il avait fait les campagnes de 1792, 1793, des ans II, III, IV, V, VI et VII à l’armée du Nord, des ans VIII et IX à l’armée de l’Ouest, des ans XIV, 1806, 1807, 1808 et 1809 à la Grande Armée ; de nouveau la campagne de 1813 à la Grande Armée, de 1814 au blocus de Besançon. il fut blessé d’une balle à la jambe le 18 mars 1793, de cinq coups de sabre au passage de Wahl en face de Nimiq, de deux coups de feu (boulet) au bras droit et d’un coup de biscayen au pied droit le 10 juin 1807 à l’affaire d’Huilsberg (Friedland), blessé d’un coup de biscayen qui lui traversa la cuisse droite et le laissa estropié le 19 mai 1813 à Schelmitz en Saxe. Membre de la Légion d’honneur par action d’éclat le 13 thermidor an XIII. N’ayant que six cent trente-quatre francs de retraite, il sollicita un emploi, soit de concierge soit d’inspecteur. Il présentait plusieurs certificats. Le premier attestait qu’il avait « mis la plus grande ardeur à la formation des barricades, à l’organisation des patrouilles pour le maintien de l’ordre, après avoir pendant les journées des 27, 28 et 29 de glorieuse mémoire pris part aux combats qui assurèrent notre liberté. Ses concitoyens rendant hommage à la vérité se font un devoir de lui délivrer tous les témoignages dus à sa valeur et à son patriotisme. » Paris, le 6 novembre 1830. Signé : Lefevre ; Guyot, caporal à la IVe légion de la garde nationale ; Mallet, garde national ; Rubasse, garde national. Un deuxième certificat, ainsi rédigé : « Il est à ma connaissance que M. Richardot a coopéré activement à l’heureux accomplissement de notre révolution dans les journées de Juillet et qu’il a contribué avec la garde nationale à ramener l’ordre. » Signé : Rougeot, Claude (voir ce nom), major de la IVe légion de la garde nationale ; Outin, Jean-Pierre (voir ce nom), lieutenant de la IVe légion de la garde nationale ; Ecoffier ; Gioux, sous-lieutenant de la IVe légion de la garde nationale ; Delacodre (voir ce nom), lieutenant de la IVe légion de la garde nationale ; Boissière, capitaine ; Gravant, « blessé de Saint-Cloud » ; Quillier ; Limet, garde national. Un certificat, signé de Cottin « blessé de Saint-Cloud », attestait que Richardot s’était « montré dans les journées de Juillet ». Un certificat signé de Charbonnier, Nicolas (voir ce nom), ainsi rédigé : « Je certifie avoir été dans les rangs avec mon honorable capitaine dans les bataillons de notre colonel de Marmier dans les bataillons de la Haute-Saône. J’approuve la présente (voir le précédent certificat). J’observe de même nous être trouvés les 28 et 29 juillet sans nous quitter jusqu’à la fin. » Un certificat signé de Lauvergnat, L. : « Les faits consignés dans la présente (voir les certificats précédents), la bravoure du capitaine Richardot dans les journées des 27, 28 et 29 juillet et les bons soins qu’il a donnés à notre organisation n’ont pas peu contribué au rétablissement de l’ordre dans notre quartier. Le poste se trouvant chez moi, j’ai été à même de l’apprécier. » Delaborde, fourrier de la garde nationale, se joignait à Lauvergnat pour « recommander le capitaine Richardot à la justice et à la bienveillance du gouvernement ». Un certificat signé de Rousselle aîné, capitaine en premier au 2e bataillon de la IVe légion de la garde nationale, était ainsi rédigé : « Je certifie que le sieur Richardot a montré beaucoup de zèle et d’activité dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier et depuis par l’organisation de la garde nationale et l’instruction, et qu’il mérite une récompense et un emploi dans la troupe de ligne ou la garde municipale. » Il ajouta l’apostille suivante au récit que fit Charbonnier, Nicolas, de sa propre participation aux combats : « Je certifie que le sieur Charbonnier s’est trouvé avec moi dans les journées des 27, 28 et 29 juillet, à l’entrée du Louvre et dans d’autres endroits et qu’il s’est conduit en vrai bon Français pendant le temps que je l’ai commandé et a été blessé à la caserne de la Pépinière à 9 heures d’une balle à l’épaule gauche. » De la même manière, il comparut, le 5 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement pour attester connaître parfaitement Charbonnier, Nicolas et savoir qu’il avait « été atteint d’un coup de feu à l’aisselle de l’épaule gauche, le jeudi 29 juillet 1830, rue de la Pépinière dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque, notamment qu’il a été transporté, le même jour à 1 heure et demie à l’hospice Beaujon et à la maison de convalescence de Saint-Cloud pour y être traité de la fracture à l’épaule, occasionnée par une balle ». Il demeurait 89, rue Saint-Germain-l’Auxerrois en 1830-1831. Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/49 in dossier Charbonnier, Nicolas.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.