Richer, Paul, Nicolas

Biographie


Lieutenant dans la garde nationale de Rouen en novembre 1830, il sollicita auprès du roi la décoration de la Légion d’honneur en 1830. Il rappelait dans sa lettre qu’il avait, après la bataille de Waterloo, été désigné pour la croix, mais n’avait pu l’obtenir et, pendant quinze ans, « été obligé de garder le silence ». Sa demande était apostillée par Maille, Eugène, député de la Seine-Inférieure, qui certifiait que Richer avait toujours eu une conduite « honorable, et qu’il s’est lié à une famille opulente et estimable ; ses opinions politiques et sa moralité lui méritent la considération de tous les gens de bien ». Et par le colonel de la garde nationale de Rouen, Du..., A., qui recommandait « le fourrier Richer, dont la bravoure et le dévouement n’ont pas obtenu la récompense qu’après Waterloo ses chefs avaient sollicitée pour lui ». Il joignait à sa demande un certificat délivré par le conseil d’administration du 1er régiment de voltigeurs (ex-garde impériale). Il était sans doute parent avec Richer Auguste et son père puisque, à son passage à Paris en 1830, il demeura chez eux, 13, rue de Charonne. Il n’est donc pas un combattant de Juillet, sauf confirmation ultérieure. Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 3 décembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/74.

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