Richets, Marie, Alexis

Biographie


Né vers 1801. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il était alors maréchal des logis dans la garde urbaine, caserné rue de Tournon et adressa, le 27 avril 1848, la lettre suivante à la Commission : « Combattant depuis 1830 jusqu’à ce jour pour la cause républicaine, j’ai dépensé mon avoir pour soutenir les miens qui, comme moi, combattaient mais qui, moins heureux, souffraient sous les verrous. Je suis ancien sous-officier du 2e chasseurs à cheval ; depuis le 12 mars j’exerce les fonctions de maréchal des logis au 2e escadron de la garde urbaine, caserne de Tournon, d’où je suis obligé de sortir parce qu’une ordonnance nouvelle exclut les hommes au-dessus de quarante-cinq ans ; j’en ai quarante-sept. Je me trouve donc obligé de quitter et vais, le 26 du courant, me trouver à coucher dans la rue avec ma femme et mes deux enfants, si vous ne venez à mon secours. Dans cet état de choses, citoyens, je viens vous prier de m’accorder un emploi de garde forestier dans les forêts de l’Etat […]. » Grandmenil, vice-président de la Commission des récompenses nationales le recommandait pour « les services qu’il n’a cessé de rendre à la cause républicaine et ses belles qualités personnelles » et assurait le connaître depuis de longues années. Guinard, chef d’état-major général des gardes nationales de la Seine, ajoutait à sa demande l’apostille suivante : « Le dévouement de citoyen Richet (sic) à la cause de la démocratie est connu de tous. Son énergie, son activité, son intelligence et ses longs services lui méritent la bienveillance du gouvernement de la république. » A la même époque, le même Guinard, adressa la lettre suivante au colonel de la caserne Tournon : « Colonel, je n’ai pas besoin sans doute de vous recommander le brave et digne Richet (sic). Il redoute le moment où vous allez organiser définitivement votre beau corps et il craint d’être obligé de quitter le quartier avec sa nombreuse famille. Veuillez, mon cher colonel, ne pas oublier les vieux services de ce brave démocrate jusqu’au moment où il sera placé dans l’administration des Forêts. Nous faisons des démarches dans ce sens et nous espérons bien qu’elles réussiront. » Il fut recommandé par la Commission pour une place de garde forestier. Il était père de deux enfants en 1848. Archives de la préfecture de police AA 411. Il signe Richet ou Richets illiible...

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