Riembault, Etienne
Biographie
Originaire de Belan-sur-Ource (Côte-d’Or). Cultivateur. Il sollicita, dès octobre 1830, un emploi. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le nommé Nicolas, Etienne Riembault, […] était chez moi aux époques des 27, 28 et 29 juillet, que je lui ai prêté une paire de pistolets, plomb et poudre, dans la persévérance qu’il en mis pour en avoir, et de sa présence continuelle dans les groupes sur plusieurs directions, principalement devant le Palais-Royal ; […] il s’est conduit avec toute la bravoure et l’honneur qu’on peut attribuer aux braves Français des trois journées. » Signé Bourgoin. Un autre certificat était ainsi rédigé (sic) : « Les soussignés certifient qu’il est à leur connaissance que le sieur Riembault, Etienne s’est conduit avec honneur dans la révolution de Juillet et que le 27 il s’est trouvé un des premiers exposé à la charge des gendarmes rue Saint-Honoré, à l’entrée de la rue Croix-des-Petits-Champs et si ledit Riembault n’eût forcé la porte du sieur Isidore Emery, marchand de vins, n° 3, où beaucoup de personnes ont vu un citoyen tombé à côté du sieur Riembault sous les coups de sabre des gendarmes. » Signé Ségnien ; Chardot ; Isidore Emery. En mars 1831, dans une position « voisine de la misère », désespéré de voir ses services reconnus, il sollicitait toujours « un modeste emploi dans une administration quelconque », qui le fît exister. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Son dossier est annoté de l’observation suivante : « N’a droit à rien. » Il demeurait hôtel de la Pomme-d’or, 21, rue du Bouloy (c’est pourtant l’adresse de l’hôtel du Rhône… n dossier Coste, Eugène) en 1830-1831. Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives de Paris VK3 50 (couverture du dossier Payre, Jean-Baptiste).