Rigolier, François

Biographie


Né en 1799 à Vignieu (Isère). Charron. Il s’illustra à la prise de la caserne des Suisses de la rue de Babylone. Il eut deux cotes contusionnées par un coup de crosse. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 juin 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une contusion par suite d’un coup de crosse de fusil à la base de la poitrine du côté gauche, contusion guérie sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement rangé dans la première classe de la deuxième catégorie des blessés. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir des secours et la Croix de Juillet. Il présenta le certificat médical suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine, certifie avoir donné mes soins au sieur François Rigolier, demeurant à Paris rue de la Verrerie n° 78, le 29 juillet 1830, pour de fortes contusions qu’il portait à la poitrine du côté gauche. J’atteste en outre que pour le moment il est encore souffrant de cette partie et qu’il lui est impossible de travailler librement. » Signé, le 17 octobre 1831 : Hauregard, médecin. Suivait sur ce même certificat l’apostille suivante : « Je certifie avoir vu le sieur Rigolier à la caserne Babylone le 29 juillet 1830, ayant été blessé, rempli de sang. » Signé : Chatelain, demeurant 27, rue de la Tonnellerie Il était indiqué sur sa fiche à la Commission des réclamants comme sans fortune et sans ouvrage. Il demeurait 5, rue des Sept-Voies (mais 78, rue de la Verrerie in Archives de la préfecture de police AA 411) en 1831. Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives de la préfecture de police AA 411 (sous le nom de Rigollier, François et de Rigolier, François). Dans Internet il y a un inventaire après décès de Rigollier, François, demeurant 58, rue de la Verrerie en 1829 ; son père ?

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