Riondé, Jean-François
Biographie
Né vers 1785 à Surencourt (inconnue, existent Sérécourt et Sérocourt) (Vosges). Fabricant de meubles. Il s’illustra à la porte Saint-Denis. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Le 17 août 1831, il fit parvenir la lettre suivante à cette dernière Commission : « Le sieur Riondé, Jean-François, fabricant de meubles, demeurant rue de Cléry n° 49 à Paris, a l’honneur de vous exposer qu’il a établi et produit en temps utile à la Commission des récompenses nationales les certificats justificatifs de ses droits au privilège accordé par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales. Que néanmoins le réclamant n’a été appelé devant aucun jury d’enquête ni obtenu la croix ni la médaille ; que l’erreur ou la négligence de la Commission à son égard le fruste des droits qu’il s’est acquis à la reconnaissance nationale en partageant les dangers des trois immortelles journées de Juillet. Par ces motifs, il a l’honneur de vous adresser le certificat ci-joint avec prière de le porter au nombre des réclamants qui se trouvent dans la même position et à qui vous vous êtes proposé de faire rendre justice par l’autorité. » Son certificat était ainsi rédigé : « Les soussignés déclarent être voisins du sieur Riondé et le connaître de temps immémorial et certifient, comme ils l’ont déjà fait, que ledit Riondé fut un des premiers à sortir de son domicile avec fusils et munitions et qu’il s’est battu contre les gardes royales dans les trois journées de Juillet, pour la défense des lois et de la liberté nationale ; qu’il a fait preuve d’un patriotisme et d’un dévouement dans l’acquit de sa dette envers la patrie, qui lui ont véritablement mérité les droits qu’il réclame à juste titre à la récompense décernée par la loi du 13 décembre 1830. » Signé, le 17 août 1831 : Lecorne, François (voir ce nom), décoré de Juillet, demeurant 63, rue de Cléry ; Lainé (voir Lainé, Jean-Baptiste), décoré de Juillet, demeurant actuellement 1, place de l’Abbaye à Montmartre ; Dunefour ou Dussefour, ouvrier ciseleur, demeurant 49, rue de Cléry ; Parmentié, demeurant 47, rue de Cléry ; Bavant père, demeurant 47, rue de Cléry ; Louveau, L., demeurant présentement 119, rue Saint-Martin et en juillet 1830 23, rue Bourbon-Villeneuve, « ayant ses fenêtres vis-à-vis la demeure de M. Riondé », qui précisait : « Je certifie en outre que le requérant ayant absorbé toutes ses munitions, je lui ai passé poudre et balles et qu’il en a fait usage sous mes yeux contre des détachements de gardes royaux et qu’il s’est exposé comme un bon citoyen devait le faire. » Julien, demeurant 47, rue de Cléry ; Dumont, boulanger, demeurant 53, rue de Cléry ; Delaire, emballeur, demeurant 47, rue de Cléry ; Suais (voir Suais, Joseph ?), décoré de Juillet, demeurant 12, rue Bourbon-Villeneuve, qui précisait : « Je certifie que j’étais à côté de M. Riondé au moment qu’il faisait feu sur les gardes royaux. » Malingre, demeurant 61, rue de Cléry, qui précisait : « Je certifie avoir vu M. Riondé faire feu sur la garde royale et à plusieurs reprises dans les journées des 28 et 29 juillet. » Il demeurait 49, rue de Cléry en 1831. Archives de la préfecture de police AA 411.