Riou, Pierre, Louis
Biographie
Né vers 1780 à Longjumeau (Essonne). Menuisier (et peut-être logeur aussi). Il s’illustra à l’Hôtel de ville et au Louvre. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir un emploi de garçon de bureau, ou de garde-meuble, ou d’ébéniste. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous déclarons à tous ceux qu’il appartiendra que le nommé Riou, Pierre, Louis, s’est empressé, dans les glorieux jours de juillet dernier, de rendre tous les services qui lui a été possible pour panser les blessés, à son propre compte. Nous déclarons en outre qu’il a combattu avec zèle et qu’il a risqué sa vie dans différentes circonstances le 29 du même mois ; qu’il s’est habillé en garde national d’ancien uniforme, pour se réunir au faubourg Saint-Antoine à ses frères d’armes, d’où ils ont été à la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et de là à l’Hôtel de ville, où il a été chargé du commandement provisoire de la place pour poster comme il le jugerait convenable les sentinelles sur différents points, par ordre du général Dubourg. Il a de plus accompagné M. George Lafayette (voir Lafayette, Georges, Washington) chez M. Laffitte. Nous dirons à sa louange qu’il s’est dévoué entièrement pour la cause de la liberté. » Signé, le 21 juillet 1831 : Thery (voir Thery, Marie-Pierre), demeurant 122, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Petit, (voir Petit, Armand), scieur de long, demeurant 36, rue Traversière ; Vicini (voir Vicini, Joseph, Albert), caporal des grenadiers du 4e bataillon de la VIIe légion. Il joignait aussi l’original de l’ordre suivant, qui lui avait délivré, le 29 juillet 1830, par le général Dubourg (voir Dubourg, Frédéric) à en-tête de la « garde nationale de Paris » : « Ordre. Le général commandant de la garde nationale de Paris ordonne provisoirement au sieur Riou de poster et placer à chaque coin de rues qui aboutissent à la place de l’Hôtel de ville des factionnaires, afin de maintenir l’ordre et d’éviter l’encombrement sur la place. » Il signa, le 15 août 1831, le certificat suivant en faveur de Palis, Honoré, Désiré, Frédéric : « Les soussignés déclarent à tous ceux qu’il appartiendra avoir vu le sieur Honoré, Désiré, Frédéric Palis, armé le 29 juillet 1830 à la place de l’Hôtel-de-Ville, où il a combattu avec zèle et dévouement pour la cause sacrée de la liberté. » Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune. Il demeurait 54, rue de Charenton et 14, rue Moreau dans le faubourg Saint-Antoine (j’ai les deux adresses ; mais 12, rue Moreau dans le certificat qu’il signe en faveur de Palis, Honoré, Désiré, Frédéric) en 1831. Archives de la préfecture de police AA 406 in dossier Palis, Honoré, Désiré, Frédéric, AA 411.