Rivet, Marie, Constant

Biographie


Elève de l’Ecole polytechnique. Le 21 avril 1831, il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales pour expliquer sa conduite pendant la révolution de Juillet : « Ayant eu le malheur de recevoir par accident à l’Ecole une blessure au talon, au matin de la journée du 28 juillet, et la fatigue ayant enflammé ma jambe, je fus forcé de me faire panser. Le lendemain 29, ne pouvant presque pas marcher, je ne pus faire que ce que me permit mon état. Je travaillai aux barricades dans les rues voisines, où je pus me transporter. Le 30, je pus me rendre à l’Hôtel de ville, où je m’offris, avec mes camarades, au service de la commune. C’est là que je fus employé, soit à des missions dans l’intérieur de la ville soit à organiser une compagnie du bataillon qui se formait sur la place du Panthéon. Jusqu’au jour où je fus mandé chez le duc d’Orléans. Là, le colonel Jacqueminot me chargea, avec mon camarade Weinum (voir ce nom), élève de l’Ecole, de porter des ordres pour faire armer sur-le-champ les gardes nationales de Sèvres et de Versailles. Nous partîmes de suite à cheval, et, à Versailles, nous attendîmes le colonel Jacqueminot et le général Pajol et nous marchâmes avec eux vers Rambouillet. Vous savez, monsieur le président, comment nous restâmes la nuit à quelque distance de la ville et comment le jour où nous comptions nous battre fut le jour de notre retour à Paris. Tel est le récit que vous avez bien voulu me prier de vous présenter. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 20 avril 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le mercredi, avait été blessé au talon d’un coup de fleuret, par maladresse ; a parcouru pour trouver des armes pour ses camarades ; a été chargé de conduire des postes d’artillerie. Il fut chargé par le colonel Jacqueminot de faire battre la générale à Sèvres et à Saint-Cloud ; à Versailles et Rambouillet, commandant. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 20 avril 1831, à aucune voix pour la croix, une voix pour la médaille, cinq voix pour une mention et trois voix pour rien. Il fut, par ordonnance royale, en date du 22 novembre 1831, admis dans l’artillerie de terre, en qualité d’élève sous-lieutenant à l’ecole d’application de l’artillerie et du génie à Metz. Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusqu’au 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 212 ; Archives de Paris VK3 17, Témoignages, rapports, notes sur les élèves de l’Ecole polytechnique ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 20 avril 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 20 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Journal militaire officiel, n° 45 bis, année 1831, p. 249.

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