Robert, Jean-Baptiste
Biographie
Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. « Sans emploi depuis trop longtemps », il sollicita auprès de la Commission, une place dans les théâtres royaux de Paris, ou tout autre s’il ne pouvait obtenir celui qu’il désirait. Il était porteur de très nombreux certificats qui attestaient sa conduite. Rogues (illisible), Ate, et Duvigne, demeurant rue des Déchargeurs, certifièrent qu’il avait combattu en leur présence à la place de Grève et au Louvre, où il avait montré beaucoup de courage. Louis, demeurant 33, rue de l’Arbre-Sec, et Muteaux certifièrent qu’il avait combattu à ses côtés dans la matinée du 29 juillet à la prise du Louvre. Caquelard-Lafarge (voir sans doute Caquelard, Hyacinthe), électeur et patriote, demeurant 9, rue Grénetat, attestait l’avoir suivi pendant les trois journées, qu’il avait fait son devoir de citoyen et méritait une mention honorable. Cussy certifia qu’il s’était « armé pendant les trois journées mémorables pour la cause sacrée de la liberté ». Deruelle (illisible), Prosper délivra un certificat similaire. Thibault, négociant, démurant 15, rue Boucher, certifia qu’il était allé avec lui à Rambouillet. Robert demeurait hôtel de Berry, 66, rue de la Harpe en 1830. Archives de Paris, VD6 631 n° 1. In Archives nationales F/15/3884, Commission des récompenses nationales, détenus politiques 3e catégorie, indemnités, il y a un Robert, Jean-Baptiste, né vers 1793 à Maubert-Fontaine (Ardennes), demeurant 22, rue de l’Ecole-de-Médecine en 1848, professeur d’escrime, marié et père de huit enfants, détenu pour raison politique en 1837.