Robert, Pierre
Biographie
Né vers 1788. Ancien militaire, devenu portier du 10, rue des Bourdonnais. En novembre 1830, il adressa une lettre à la Commission des récompenses nationales, pour solliciter soit une place dans les droits d’entrée et d’octroi de Paris, soit un emploi de portier, ou de surveillant dans un des établissements du gouvernement. Il rappelait ainsi la conduite qu’il avait tenue pendant les combats : « Ancien militaire, père de famille, ayant sa belle-mère à sa charge, sans autres moyens d’existence que le faible produit de sa porte. […] Pendant les glorieuses journées de Juillet, il a reçu en ambulance chez lui dix-sept bourgeois blessés, dont trois y sont morts de suite, malgré les soins qu’il leur a prodigués avec sa femme. » Sa femme « déjà malade, a succombé à la suite de la révolution que lui ont fait éprouver les glorieuses journées de Juillet », précisait-il. Sa demande était apostillée ainsi par le docteur Guillemot : « Le sieur Robert mérite tout l’intérêt de la Commission. Par son zèle à recueillir les blessés dans la journée du 28 juillet dernier, il n’a pas craint d’ouvrir sa maison comme refuge pour les blessés, à une heure où chaque citoyen se renfermait dans sa maison pour sa sûreté. » Et sans doute aussi par Tarin, Léon, Joseph, l’un des blessés recueillis, et par une douzaine d’autres signatures. Il demeurait 10, rue des Bourdonnais en 1830. Archives de Paris VD6 281 n° 1.