Robillard
Biographie
Né vers 1779. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il fit parvenir, sans doute le 30 septembre 1848, une lettre à la Commission et dans laquelle il expliquait que, de retour de province, où il avait été pour apaiser des révoltes, il n’avait pu se mettre au courant des formalités que les décorés de juillet 1830 et les combattants des 24 et 25 février 1848 avaient à remplir pour faire valoir leurs droits à une récompense nationale. Il signait sa lettre comme « ancien militaire, décoré de Juillet, membre et secrétaire du gouvernement provisoire en 1830 et combattant dans les journées des 24, 25 février 1848 ». Sa lettre était ainsi rédigée : « En vertu de l’arrêté du gouvernement de la république, j’ai l’honneur de vous exposer qu’en 1830 j’ai combattu pour la défense de nos droits. Que j’ai assisté à divers combats etc. Comme ancien militaire sous l’Empire, j’avais sous mes ordres un grand nombre de combattants. Que j’ai été adjoint et l’un des secrétaires du gouvernement provisoire en 1830. Que j’ai été décoré de Juillet, sans avoir voulu recevoir aucune récompense pécuniaire quoique blessé, ni aucune place salariée sous Louis-Philippe. Que j’ai été envoyé [après la Révolution de Février, N.D.A.] par le gouvernement provisoire pour établir l’ordre comme la garde nationale (sic) dans divers départements. Que les 24 et 25 février 1848, j’ai été comme beaucoup d’autres un des combattants et travaillé à élever des barricades. Etat civil : Je suis âgé de soixante-neuf à soixante-dix ans. Point d’état, ne possédant plus rien, ayant tout perdu en 1830. J’ai quatre petits-enfants dans le malheur dont deux à ma charge. J’ai quelques connaissances. Louis-Philippe, en septembre 1830, me fit remettre par l’entremise de son secrétaire de ses commandements un brevet d’inspecteur dans les f..., je ne voulus rien accepter de lui parce qu’il avait été indélicat, parjure dans des traités qu’il avait faits avec moi avant 1830, qui étaient très majeurs. Nota : Je suis porteur des pièces de tout ce que j’avance. » Son dossier est indiqué comme Annulé. Il demeurait 22, rue Charlemagne en 1848. Archives de la préfecture de police AA 411. Voir Robillard, Hippolyte, Charles, Gabriel ? la signature est presque ressemblante dix-huit ans plus tard... mais un emploi dans les forêts pour un artiste peintre ? l’âge ne correspond pas non plus.