Robin, François
Biographie
Né le 22 février 1790 à Mozé-sur-Louet (Maine-et-Loire), fils de Robin, René et de Guibert, Jeanne, son épouse. Tailleur de pierres. Sa femme, Moisson, Catherine, née le 20 brumaire an IV (11 novembre 1795) à Velogny (Côte-d’Or) (elle-même fille de Moisson, Jacques, cultivateur, et de Devanne, Catherine, son épouse, qu’il avait épousée le 3 février 1780 à Lucey Côte-d’Or), journalière, mère de deux (mais un seul enfant in Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates) enfants en bas âge sur les listes de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, affirmant que son mari avait été tué dans les combats, reçut un secours de deux cent cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier des droits que ce décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Elle reçut un secours de soixante francs (mais un secours de vingt francs et un secours de soixante francs in Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 3 et liasse 8) le 19 août, un secours de soixante francs le 27 août, un secours de quarante francs le 8 septembre, un secours de vingt francs le 16 septembre, un secours de vingt francs le 30 septembre (et sans doute un total de deux cent soixante-cinq francs) lui fut délivré par la mairie du Ier arrondissement. Afin de bénéficier des pensions délivrées par les différentes commissions, elle recueillit, le 31 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) Ier arrondissement, les dépositions de Madoc, Joachim, né vers 1797, coiffeur, demeurant à Monceau, n° 102, de Plumet, François, Guillaume, né vers 1803, serrurier en bâtiment, demeurant 12, rue de la Voirie, de Collet, Claude, François, né vers 1801, ouvrier sur les ports, demeurant 17, rue de la Bienfaisance, qui déclarèrent avoir parfaitement connu Robin et savoir qu’il avait été tué en leur présence au Louvre, le 29 juillet par un coup de feu reçu dans la poitrine. De la même manière, elle fit témoigner les locataires de la maison dans laquelle elle habitait, 6, rue Notre-Dame-de-Grâce, qui attestèrent parfaitement connaître Robin et savoir qu’il avait quitté son domicile le 27 juillet, armé, avec plusieurs de ses camarades et dans l’intention d’aller combattre, ce qui laissait présumer qu’il était mort dans les combats : Contrastin, Antoine, né vers 1778, employé, Quenot, né vers 1800, tailleur, Mouteil ou Manteil ou Moutreil ou Mantreil, né vers 1790, marchand de parapluies, et Schmaller, Philippe, Adolphe, né vers 1799, tailleur, demeurant lui 7, rue Notre-Dame-de-Grâce. Le 25 avril 1831, le commissaire de police du quartier du Roule avait donné les informations suivantes : « Robin existe et demeure rue du Faubourg-Saint-Denis, n° 133 près celle Chabrol ; ci-après copie de la déclaration que j’ai reçue de lui : “Catherine Moisson est ma femme légitime. Il y aura cinq ans au mois d’août prochain que son inconduite m’a obligé à m’éloigner d’elle ; depuis je n’ai eu que très peu d’occasions de la revoir et il y a au moins un an que je ne l’ai même aperçue. Je n’ai pas combattu au Louvre et je ne connais ni Madoc, ni Plumet, ni Collet, individus que vous me nommez et qui m’auraient vu tué d’un coup de feu dans la poitrine. Je ne connais non plus les nommés Contrastin, Quenot, Manteil et Schmelly, que vous me nommez également et qui ont cependant déclaré bien me connaître. » Le 25 avril 1831, le commissaire de police du quartier du Roule avait donné les informations suivantes : « Robin existe et demeure rue du Faubourg-Saint-Denis, n° 133 près celle Chabrol ; ci-après copie de la déclaration que j’ai reçue de lui : “Catherine Moisson est ma femme légitime. Il y aura cinq ans au mois d’août prochain que son inconduite m’a obligé à m’éloigner d’elle ; depuis je n’ai eu que très peu d’occasions de la revoir et il y a au moins un an que je ne l’ai même aperçue. Je n’ai pas combattu au Louvre et je ne connais ni Madoc, ni Plumet, ni Collet, individus que vous me nommez et qui m’auraient vu tué d’un coup de feu dans la poitrine. Je ne connais non plus les nommés Contrastix, Quenot, Manteil et Schemelly, que vous me nommez également et qui ont cependant déclaré bien me connaître. » A la suite de ces fausses déclarations et de faux actes constatant la mort de son mari, elle fut condamnée à cinq années de réclusion et à la marque le 1er août 1831. Les époux Robin s’étaient mariés le 1er mars 1823 à Paris et étaient parents de François, né le 18 juin 1823 à la mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris. Robin, François demeurait 26, rue de la Pépinière en 1823 ; sa femme, une chambre 6, rue Notre-Dame-de-Grâce en septembre 1830 (mais 19, rue Notre-Dame-de-Grâce in Archives de Paris VD6 121 n° 2 liasse 4 et in Archives de Paris VK3 26 mais bien 6, rue Notre-Dame-de-Grâce in Archives de Paris VK3 28) ; lui-même 133, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1831 ; Moisson, Catherine 34, rue Saint-Lazare en 1831 in Archives nationales F/1dIII/38 A. Robin n’était pas un combattant de Juillet. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 3, état des sommes données aux blessés (non soldés), idem liasse 4, état des individus domiciliés dans le [ancien] Ier arrondissement tués ou morts des suites de blessures, idem liasse 5 (dans laquelle est indiqué que la veuve avait reconnu à la morgue un mouchoir appartenant à son mari), idem liasse 8 ; Archives de Paris VD6 92 Etat des blessés ou soi-disant tels dont les secours ont été discontinués (avec la mention Mise en jugement, en face de son nom) ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, état des personnes domiciliés dans le premier arrondissement tuées ou mortes des suites de blessure et état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/74.