Robinet, Jean-Louis

Biographie


Né le 14 juillet 1789 à Paris. Jardinier-maraîcher en 1830, journalier en 1831. Il fut blessé d’un coup de feu au bras gauche, le 29 juillet rue du Petit-Musc. Il fut signalé, dès le 30 août 1830, par le maire de la commune de Charonne comme « blessé grièvement au bras gauche » et ayant droit aux secours qui allaient être distribué. Le certificat médical suivant constatait les blessures qu’il avait reçues : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifie avoir pansé le jeudi matin 29 juillet le nommé Jean-Louis Robinet, jardinier maraîcher à Charonne, âgé de quarante et un ans. Cet homme venait de recevoir un coup de feu, rue du Petit-Musc. La balle avait atteint le bras gauche et la partie inférieure près de l’articulation du coude et avait pénétré jusqu’à l’os du bras. Cette blessure, peu grave, a cependant depuis donné lieu à des accidents généraux qui l’obligent à suspendre pendant trois semaines au moins le cours de ses travaux. » Signé, le 8 août 1830 : Parent, médecin, demeurant 4, rue Castex. Le 15 septembre 1830, le même docteur Parent ajoutait « que la plaie résultant d’un coup de feu reçu par M. Robinet a été retardée par des accidents consécutifs ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut un total de trois cent vingt francs de secours auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Saint-Denis, mais réclama la croix et une pension en remplacement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 7 avril 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à ouverture unique mais à balle extraite à la partie postérieure, supérieure et interne du bras gauche, blessure guérie sans difformité et sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement admis dans la 1re classe des blessés auprès du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet en remplacement de sa simple médaille. Sa médaille lui fut délivrée le 26 juillet 1831. Il était à cette époque marié et père de trois enfants de plus de quinze ans. Il ne savait pas signer. Il demeurait ruelle de Paris à Charonne en 1830-1831 ; 42, rue de Fontarabie, à Charonne, en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 1re classe de l’arrondissement de Saint-Denis auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 90 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 41 ; Archives de Paris VK3 51 (voir dossier Barrault, Benjamin) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39) ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis, blessés de la 1re classe ; Archives nationales F/1dIII/74.

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