Rochas, Jacques

Biographie


Né le 30 septembre 1784 ou le 29 septembre 1785 à Ambronay (Ain). Ex-sergent-major des bataillons volontaires de l’Ain, il fit les campagnes de 1814 et de 1815 et fut « poursuivi en 1816 par les cours prévôtales pour avoir défendu l’Empire contre l’invasion étrangère, il sauva sa tête par la proscription » (faire les recherches dans Guillon par exemple). Menuisier-ébéniste. Il donna le premier l’idée de couper les arbres sur les boulevards. Il combattit sans doute aussi au Louvre et aux Tuileries. Il reçut vingt-cinq francs de secours en 1831 à la mairie du VIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement « sans rien demander ; il l’a obtenue sur les dépositions de quelques individus », était-il inscrit sur sa fiche à la Commission des Réclamants. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet, en remplacement de sa simple médaille, et un emploi de garde à cheval. Il était marié à Jeanne Vaillet et était père de deux enfants. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs en 1831. Il reçut, en tant que décoré non blessé et nécessiteux, un secours de vingt-cinq francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de quatre francs et trente-cinq centimes en 1836, de cinq francs et trente centimes en 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février. Sa demande fut rejetée, sans qu’on en connaisse la nature. Il reçut un secours de quarante francs en 1848. En 1849, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Sans travail, ayant sa femme, âgée de soixante-seize ans, constamment malade, il est dans une position voisine de la misère et doit quatre termes. Il jouit d’une bonne réputation. » Il reçut un secours de soixante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet, de cinquante francs en 1850, et de soixante francs en 1851. En 1852, les mêmes sources administratives renseignaient : « C’est un ouvrier menuisier, qui gagne deux francs cinquante par jour lorsqu’il a de l’ouvrage. Il doit quatre-vingts francs à son logeur, qui le garde par humanité. Le sieur Rochas est représenté comme un honnête homme, digne à tous égards de la bienveillance du gouvernement. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1852, de la même somme en 1853 et en 1854. En 1855, il était veuf, et les mêmes sources indiquaient à son sujet : « […] M. Rochas est menuisier, mais son âge l’empêche de travailler. Il a été occupé quelques jours au Palais de l’industrie, mais depuis un an il ne fait presque rien. Il a une fille qui est marchande et l’aide un peu. Il reçoit quelques secours du bureau de bienfaisance, sa position est malheureuse. Il doit cent trente francs à son maître de garni, d’après le dire de ce dernier. Les renseignements pris sur sa conduite et sa moralité sont tous en sa faveur. » Il reçut un secours de quarante francs et un autre de vingt francs en 1855. En 1856, date de sa dernière demande de secours, il écrivit au ministre de l’Intérieur depuis le dépôt de Saint-Denis, où, souffrant d’infirmités, il était en subsistance dans l’attente d’être placé dans un hospice de vieillards, tel que Bicêtre ou Brezin. Il reçut un secours de quarante francs et un autre de vingt francs en 1856, avant de mourir, cette même année. En 1861, sa fille, née le 2 décembre 1810 à Ambronay, femme Germain, toujours malade, couturière, sollicita un secours. Rochas demeurait 21, rue Notre-Dame-de-Nazareth en 1830-1831 ; 28, rue du Temple en 1836-1837 ; 84, rue du Temple en 1837 ; 21, rue de Malte de 1848 à 1850 ; 12, rue de Lorillon, un garni de douze francs par mois, de 1851 à 1855 ; sa fille 36, rue de Tourtille en 1861. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Etat nominatif des décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels a été répartie la somme de cent cinquante-deux francs attribuée au VIe arrondissement par la lettre de M. le ministre de l’Intérieur en date du 27 juillet 1836, Année 1837, Etat des décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui sont venus se faire inscrire pour participer s’il y a lieu à la gratification qui pourrait être accordée à l’occasion des fêtes de Juillet, Etat émargé (1837) par les décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui ont participé à la gratification accordée par M. le ministre de l’Intérieur à l’occasion des fêtes anniversaires de 1830 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Etat des sommes payées par la Commission des récompenses nationales aux sous-lieutenants et aux décorés non blessés pour l’anniversaire de juillet 1830 du 8 octobre 1830 au 31 août 1831, idem Souscription nationale, secours accordés à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet aux décorés de la croix ou de la médaille, non blessés et nécessiteux, lettre de M. le préfet du 25 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/74 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 113 décorés, médaillés, blessés ou combattants de Juillet et veuves de Juillet, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant ensemble à la somme de 6495 francs, budget de l’Intérieur, exercice 1849, minute 63-65, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852.

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