Rocher, Michel

Biographie


Poêlier. Ses droits furent examinés par la Commission des récompenses nationales de la préfecture de Nantes. Il fut décoré de la Croix de Juillet, sur la proposition de la ville de Nantes par l’ordonnance du 17 juillet 1832. Il signa, à Nantes, le 5 janvier 1831, avec Touchy (voir Touchy, André), Leduc, adjudant sous-lieutenant, chevalier de l’ordre de la couronne de fer, Libert aîné, lieutenant, Noël, capitaine de la garde nationale, Froument, Bertrand, lieutenant, Pichaud (voir Pichaud, Pierre), Hudome (voir Hudome, Jean), Sauvaget, sergent-major au 2e bataillon, Stockholm, capitaine à la 2e compagnie du 3e bataillon, Belville fils, officier au 32e de ligne, Trastour (voir ce nom), Ageron (voir Ageron, Joseph), Dupuis, major de la garde nationale, qui certifiait en outre « avoir vu le pétitionnaire faire partie du détachement armé stationné à la bourse le 30 juillet 1830 » Douinard aîné, Laforet père, commandant des sapeurs-pompiers, Moriceau, chef des canonniers, le certificat suivant en faveur de Ruellan, Jean : « Nous, soussignés, habitants de Nantes et autres lieux certifions savoir et nous faire un devoir de le constater que M. Ruellan a dans toutes circonstances, même les plus difficiles, montré, indépendamment du plus pur patriotisme, un zèle et une bravoure peu communs, joints à un désintéressement qui a toujours été très préjudiciable à ses intérêts ; que, le 30 juillet dernier, sa conduite mérite un éloge particulier, que sa modestie repousse ; cependant nous ne pouvons taire qu’il faisait partie active et comme chef lorsque le pont de Pirmil fut coupé ; qu’ayant passé la rivière, à la conviction que donnèrent ses remontrances, les propriétaire des bateaux qui étaient sur la rive gauche de la Loire vinrent se placer à l’opposé et, par ce moyen, empêchaient au besoin une tentative vers la ville ; le motif du présent certificat ne nous permettant pas de nous étendre davantage à son sujet, nous nous résumons à ajouter qu’il se joignit aux habitants armés à la bourse, fut député vers le général Dumoutier, près duquel sa démarche eut tout le succès que l’on pouvait désirer alors et qu’enfin il reprit rang dans la compagnie d’artillerie de la garde nationale, où son service avant et maintenant mérite tout éloge. Ces motifs, joints à ses talents, lui méritent toute protection pour les demandes qu’il pourrait faire ; ce serait une justice à laquelle nous applaudirions. » Rocher, Michel, poêlier, est dit républicain par Giraud-Mangin in Nantes en 1830 et les journées de Juillet, Giraud-Mangin, in Revue d’histoire moderne et contemporaine, année 1931, pp. 459 ; Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances n° 26, 2e section, ordonnance n° 1137 du 17 juillet 1832, Paris, Imprimerie royale, mars 1833, p. 1, ordonnance du roi qui décerne la Croix de Juillet à quarante-deux citoyens et la médaille de Juillet à cinquante-huit citoyens ; Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-Inférieure. La référence est sûre ? ce n’est pas 80 et Loire-Inférieure ? Archives nationales F/1dIII/80, dossier Loire-Inférieure Etat des citoyens auxquels la décoration de Juillet a été décernée par l’ordonnance du 17 juillet 1832.

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