Roger, Félix, Auguste, François

Biographie


Né le 25 floréal an VII (16 mai 1799) à Rouen (Seine-Maritime). Ancien caporal à la 1re compagnie du 3e bataillon du 25e régiment d’infanterie de ligne, libéré depuis environ 1824, devenu corroyeur (mais carrossier in Archives nationales F/1dIII/39). Il fut blessé, le 29 juillet, à l’angle externe de l’œil droit, près de la tempe, par un coup de baïonnette. Il fut porté, sans connaissance, à l’ambulance de la Bourse et soigné par le docteur Guillon (voir ce nom), qui prescrivit de lui faire une saignée au bras droit, afin de le faire revenir de l’état de syncope dans lequel il était tombé. Il resta dans l’ambulance du 29 juillet au 16 août Il reçut un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. « Ayant concouru, un des premiers à la défense de nos droits et de notre liberté », il sollicita, en septembre 1830, de participer aux récompenses nationales et un emploi. Toujours sans ouvrage depuis la révolution, soutien de sa mère âgée, il désirait un emploi de surveillant dans un jardin ou un parc royal ou de garde forestier dans les domaines royaux. Sa demande était apostillée par : Basset illisible, restaurateur, 64, barrière Montmartre ; un propriétaire du quartier Rochechouart (dont le nom est illisible), qui attestait connaître depuis plusieurs années Roger comme un jeune homme de bonne conduite et le seul soutien de sa mère ; Vache… (manque une lettre), métier illisible chargeur ?, demeurant 11, rue d’Orsel à Montmartre, qui attestait que Roger avait défendu sa patrie. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il obtint le poste qu’il avait sollicité et, sur la recommandation de la Commission des récompenses nationales, il fut nommé aux Eaux et Forêts comme garde forestier et affecté à la commune de Saint-Florent (Cher). Il demeurait 56, rue Rochechouart en septembre 1830 ; 31, rue des Vieilles-Tuileries, dans le faubourg Saint-Germain, en novembre 1830. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/33 état des candidats recommandés par la Commission des récompenses nationales, qui ont obtenu des emplois dépendant du ministère des Finances ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement.

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