Roland, ou Rolland, ou Rouland, Gervais
Biographie
Né le 18 prairial an X (7 juin 1802) à Champgenéteux près de Mayenne (Mayenne) (ou a Longue Nature ? Sougue-Nature ? introuvable sur internet dans la Mayenne in Archives de Paris, VD6 672 n° 1 et in Archives de Paris VD6 682 n° 3 et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 ; Sougenature in Archives de Paris VK3 34), fils de Rouland, René, cultivateur, et de Lefaux, Magdelaine, son épouse. Scieur de long. Il fut blessé de deux coups de sabre à la tête et à l’index de la main droite et d’un coup de crosse de fusil au bas-ventre, sur la place de Grève. Il reçut (sous le nom de Roland, Gervais) deux secours de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, après la révolution, des secours (sans que ni la date ni le montant soient précisés) auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il est répertorié (sous le numéro 452 et le nom de Rolland, Gervais) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Il reçut un secours de vingt-cinq francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 31 décembre 1830, à aucune voix pour la croix, neuf voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il y fut médaillé (sous le nom de Rolland, Gervais in Archives de Paris VK3 34, dans les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 682 n° 3, dans celles du Bulletin des lois et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39, et son brevet délivré au nom de Roland). La nature de ses blessures était ainsi décrite, en date du 26 avril 1831, par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de blessures par arme blanche (coups de sabre), l’une à la partie supérieure, antérieure et gauche de la tête ; l’autre à l’extrémité antérieure du doigt indicateur de la main droite ; toutes deux guéries, mais avec quelques difficultés et quelques douleurs ; et d’une contusion à la partie inférieure du ventre, par suite d’un coup de crosse de fusil, contusion suivie d’un engorgement du testicule du côté gauche. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut (sous le nom de Rouland, Gervais), à ce même titre, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il avait épousé, le 11 août 1828 à la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, Brouillard, Marie, née le 15 nivôse an XI (5 janvier 1803) à Housse (Manche) ; sur l’acte de mariage, il est indiqué comme se nommant Rouland, Gervais (sic) ; Brouillard, Marie est indiquée comme la fille de Brouillard, Mathurin, laboureur, et de Fiault, Marie, et comme étant culottière. Il était père d’un enfant, Gervais, René, né le 19 juin 1829. En octobre 1848, souffrant de la « stagnation du commerce » et du manque d’ouvrage, il sollicita un secours. La police donna sur son compte comme renseignements qu’il était marié, père d’un jeune enfant, brocanteur mais faisait très peu d’affaires et ajoutait : « Sa position n’est pas heureuse. Il jouit d’une bonne réputation. » Il reçut, cette année-là, un secours de cinquante francs, à titre de médaillé de Juillet. En 1850, les mêmes sources rapportaient qu’il était père d’un jeune homme âgé de vingt et un ans, qu’il était « bien représenté sous le rapport de la conduite et de la moralité » et qualifiaient ses opinions politiques de « nulles ». En 1852, elles précisaient : « Brave homme, sans opinions politiques connues, il se trouve dans une position au-dessus du besoin. Il possède pour environ trois mille francs de marchandises dont il sait tirer un bon profit. » Il reçut quarante francs de secours en 1851. Il était ainsi noté aux sommiers judiciaires : « Ecroué à La Force le 24 mai 1843 pour vol et renvoyé le 30 du même mois. » Il demeurait 67, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève de 1828 à 1831 ; 28, rue des Lavandières vers 1830 ou 1831 sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 288 n° 7 ; 84, rue de la Petite-Corderie au Temple en 1848 et 1849 ; 1, rue Charlot (un logement au loyer annuel de deux cent-vingt francs) en 1850-1851 ; 39, rue Charlot en 1851-1852. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 89 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois : la première sous le nom de Rolland, Gervais, la deuxième sous le numéro 452 et le seul nom de Rolland) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des médaillés et liste des demandes de secours posées auprès de la mairie ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 31 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques (sous le nom de Rolland, Gervais) , idem un feuillet intitulé Individus qui se sont présentés sans dossier ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Rouland, Gervais) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Rouland, Gervais) ; Archives nationales F/1dIII/74 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe (sous le nom de Rouland, Gervais) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104 (sous le nom de Rouland, Gervais), idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184 (sous le nom de Roland, Gervais), idem Demandes de renseignements sur des décorés ou combattants de Juillet 1830, 12 janvier 1852, minutes 214 (sous le nom de Rouland, Gervais).