Rolin, Sébastien, Léopold
Biographie
Né le 10 novembre 1785 à Saint-Nicolas (Meurthe). Enrôlé volontairement le 6 novembre 1805, brigadier el 1er janvier 1808, fourrier le 12 juin 1809, maréchal des logis le 1er février 1813, sous-lieutenant le 14 juillet 1813, mis en demi-solde le 5 décembre 1815, appelé au 9e chasseurs le 11 octobre 1820, lieutenant en 1823, mis en réforme le 19 novembre 1825, il avait participé aux campagnes de 1806 et 1807 en Prusse et en Pologne, de 1808 à 1812 en Espagne et au Portugal, de 1813 en Saxe, de 1814 en France, présent à la bataille de Waterloo en 1815. Il sollicita sa remise en activité comme capitaine. Il joignait à sa demande un certificat pour attester « du peu que j’ai fait », écrivait-il. Ce certificat était ainsi rédigé : « Nous, soussigné, certifions que les opinions politiques de M. Rolin (lieutenant de cavalerie en réforme) sont celles qu’il manifestaient franchement avant les événements de Juillet, événements auxquels nous l’avons vu prendre une part active et pendant lesquels il n’a cessé de donner des preuves de patriotisme, soit par ses actions soit par ses discours. Le 28 au matin, après avoir essuyé plusieurs feux de division du 50e de ligne, rue Saint-Honoré, près du Château-d’Eau du boulevard du Temple et commandé par le lieutenant-colonel Devaux, feux dont huit citoyens furent victimes. Le sieur Rolin coopéra à l’arrestation d’une ordonnance d’artillerie, qui allait à Vincennes, à qui l’on prit les dépêches, les armes et que l’on renvoya sans aucun mauvais traitement. Le 29, il se mêla aux citoyens armés qui occupaient les rues de Richelieu et Saint-Honoré, et entra avec eux aux Tuileries, où il fit, autant que possible, respecter les objets d’art. Rentré le soir chez son frère, qui demeure rue Fromenteau, il aida à sauver trois sous-officiers du 6e de la garde royale, dont l’un est employé aujourd’hui à la Gazette de France. Enfin M. Rolin s’arma le 3 août suivant et vint avec nous à Rambouillet, qu’il ne quitta que le lendemain, après l’ordre que donna monsieur le général Pajol. Signé : Laurent, homme de lettres ; Falhou, demeurant 16, rue du Faubourg-du-Temple ; Armand, fabricant de produits chimiques ; Gravet, capitaine à la VIe légion de la garde nationale ; Dumay ; Dejean, demeurant 28, rue des Fossés-du-Temple ; Darié, sous-chef à la préfecture de la Seine ; Gorre, administrateur des Citadines. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Son dossier est annoté de l’observation suivante : « Blagueur. » Il demeurait 10, rue Christine en 1830. Archives de Paris, VD6 631 n° 1.