Rollin, Jean, Gabriel
Biographie
Ancien militaire, devenu cordonnier. Il fut blessé d’un coup de crosse reçu dans la rue Saint-Honoré. Il était porteur du certificat médical suivant : « Nous, docteur en médecine, soussigné, certifions avoir visité le sieur Rollin, Jean, Gabriel, ancien militaire, pour constater les blessures qu’il a reçues dans les journées du 27, 28 et 29 juillet dernier en combattant dans la rue Saint-Honoré et avoir reconnu sur la joue gauche un engorgement qui nous a paru provenir du choc d’un corps dur, tel que crosse de fusil. Les traces de coups de feu qu’il porte sur ses habits n’en n’ont point laissé sur son corps. » Signé, le 17 août 1830, à l’ambulance du 29 de la rue de Grenelle-Saint-Honoré : Robion (voir ce nom) ; Setier (voir Setier, Louis, Paschal), imprimeur-libraire. Marié et père de deux enfants, il reçut un secours de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant : « Je certifie, moi François, Favier Flÿr, maître serrurier, principal [locataire] d’une maison rue du Poirier n° 17 à Paris, certifie que le nommé Rollin, Jean, Gabriel, ancien militaire et père de famille, a été dans les mémorables journées 27, 28, 29 juillet venger la patrie, qui était en danger. » Signé, le 14 août 1830 : Flÿr, blessé et frappé par une balle. Il demeurait 17, rue du Poirier en 1830 ; 2, cour du Commerce au Temple en 1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de la préfecture de police AA 411.