Romazzotti, Dagobert
Biographie
Né le 1er juillet 1791 à Soultz (Haut-Rhin) (mais le 03/02/1791 dans son dossier à la Légion d’honneur), fils de Romazzotti, Dagobert, Blaise et de Telhier, Marie-Antoinette, son épouse. Enrôlé volontaire le 24 octobre 1806 au 11e régiment des chasseurs à cheval, maréchal des logis le 21 septembre 1807, versé au 15e des chasseurs à cheval le 2 janvier 1808, passé à la gendarmerie d’Espagne en 1810, puis à la gendarmerie d’élite de la Garde impériale le 11 octobre 1811, passé à la gendarmerie du Haut-Rhin en 1814, puis à la gendarmerie d’élite de la Garde impériale puis passé maréchal des logis chef au 6e régiment des dragons de la Loire en 1818, puis aux Gardes du corps du roi, compagnie du Luxembourg, comme garde de 3e classe en 1821, de 2e classe en 1825, démissionnaire le 27 décembre 1826 et rayé des contrôles le 3 janvier 1827. Il avait les campagnes d’Espagne (1808-1809-1810), du Portugal (1811-1812), blessé d’un coup de sabre à l’oreille droite au siège de Rodrigo le 6 avril 1810, blessé à la cuisse droite d’un coup de baïonnette le 14 octobre 1811 à San Corbo, blessé d’un coup de lance au dos le 15 février 1814 à Toulon-sur-Arroux ayant participé à la bataille de Waterloo, il fut proposé pour la Légion d’honneur, en entrant dans la Garde impériale. Il sollicita sa réintégration dans l’armée, et de faire partie de la garde municipale de Paris, avec le grade qu’il avait en 1827. Il précisait dans sa lettre s’être « trouvé le 27 juillet au matin aux nombre des patriotes qui assaillaient les troupes sortant du château, aux cris de Vive la Charte et à coups de pierres. Le dernier peloton suisse qui fut atteint par nos soins fit feu sur nous. Sept des nôtres tombèrent à côté de moi, dont deux morts et cinq blessés. Je reçus un coup de baïonnette à la jambe droite, qui me fit tomber ». Il participa ensuite à la prise du poste des vétérans de la caserne des Petits-Pères, se dirigea vers les combats de la rue Saint-Denis, où il eut son fusil cassé en deux par la mitraille et fut lui-même renversé à terre et contusionné à la jambe, blessures qui l’obligèrent à se retirer aux Batignolles pendant les journées des 28 et 29. Lors de l’expédition de Rambouillet, il se rendit à la mairie du (ancien) IIe arrondissement, où il commanda un corps de troupe. Il fut nommé maréchal des logis dans la garde municipale. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur, le 1er mai 1831. Il mourut le 27 février 1859 (année illisible). Il demeurait hôtel de Bourgogne, 25, rue du Bouloi en 1830. Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH//2377/7.