Rosan, François, Léonore
Biographie
Garde national à la 4e compagnie du 2e bataillon de la IXe légion, il adressa, vers mars 1849, soit après les événements de juin 1848, la lettre suivante au président de la république : « Rosan, François, ayant reçu une mention honorable en juillet 1830 pour récompense nationale et mentionné honorablement en juin 1848 pour les combats et la prise des barricades du pont Marie le 24 juin avec sa compagnie et combattu à 5 heures dans les rangs du 11e léger, rue de la Réforme, où j’ai eu l’honneur de rencontrer M. Renaud de l’Isère, représentant du peuple. Le 25, il a combattu et participé à la prise de toutes les barricades de la rue Saint-Antoine jusqu’à la Bastille. Le 26, il a également assisté à la prise de la première barricade du faubourg Saint-Antoine, où j’ai été renversé et perdu mon épaulette. C’est pour ces faits, monsieur le Président, qu’il a l’honneur de solliciter près de vous la décoration de la Légion d’honneur et qu’il croit avoir bien méritée, comme le prouvent les pièces ci-jointes. J’ai l’honneur, etc. » Montandon aîné, lieutenant-colonel de la IXe légion, apostilla ainsi la lettre : « Je me fais un devoir, en même temps un vrai plaisir de déclarer que la conduite ode M. Rosan a été des plus honorables comme garde national, chaque fois que l’ordre a réclamé son concours et notamment pendant les malheureuses journées de juin dernier, où il a montré combien peuvent rendre de services les gardes nationaux d’un même courage et animés des mêmes sentiments. » L’ancien maire du IXe arrondissement apostillait ainsi la demande : « Je m’associe bien volontiers à l’attestation ci-dessus, qui m’a été d’ailleurs confirmée par les certificats les plus honorables obtenus par le sieur Rosan. » Il était porteur de la lettre suivante, signé par Senard, ministre de l’Intérieur, en date du 25 août 1848 : « Citoyen, j’ai fait connaître au gouvernement votre courageuse conduite pour la défense de l’ordre et le maintien de la république pendant les journées du mois de juin dernier. Je suis heureux d’avoir à vous transmettre, au nom du chef du pouvoir exécutif l’expression de la reconnaissance nationale et de vous annoncer que parmi tant de citoyens qui ont bien mérité de la patrie à cette occasion vous avez été jugé digne d’obtenir une mention honorable. » Il était aussi porteur de plusieurs certificats. Le premier : « Je certifie que le citoyen Rosan, François, Léonore, ouvrier miroitier, décoré de Juillet (??), a fait preuve de zèle et de courage dans les fatales journées de juin ; j’ai été témoin de plusieurs faits qui méritent d’être signalés par les dangers auxquels il s’est exposé, notamment à l’attaque de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, à la place de la Bastille et aux barricades du faubourg Saint-Antoine. » Signé, le 4 juillet 1848 : Renaud (de l’Isère), représentant à l’Assemblée nationale. Le deuxième : « Je, soussigné, certifie qu’après l’occupation de la mairie du (ancien) IXe arrondissement par les insurgés, le samedi 24 juin 1848, le citoyen Rosan, François, Léonore est venu me trouver à l’hôtel de ville, qu’il y a passé la nuit en offrant ses services et son bon concours et que le dimanche matin il s’est bravement conduit dans la rue Saint-Antoine, d’où il a rejoint la IXe légion. » Signé, le 15 juillet 1848 : A. Louvrier de Lajolais, capitaine rapporteur de la IXe légion. Le troisième : « Je certifie que le lundi 26 juin de 9 à 10 heures du matin le citoyen Rosan, François, décoré de Juillet (???), était embusqué dans ma maison avec la garde mobile et qu’il est parti à l’assaut des barricades du faubourg Saint-Antoine. » Signé, le 26 juillet 1848 : Guillet, restaurateur, 213, place de la Bastille. Le quatrième : « Je, soussigné, déclare avoir vu venir à la caserne Montreuil (je parle ici du 26 juin 1848) le nommé Rosan, François, miroitier, et je puis garantir qu’il s’est parfaitement conduit dans toute la longueur du faubourg Saint-Antoine. » Signé, le 30 juillet 1848 : Husson, lieutenant au 8e bataillon de la garde mobile. Il demeurait 158, rue Saint-Antoine puis 43, rue de la Cerisaie en 1848. Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 11 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales (où le ministère de l’Intérieur fit parvenir une pièce le concernant à la Commission des récompenses nationales) ; Archives nationales F/15/3888.