Rose, Alexis

Biographie


Il ne réussit pas à faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, D’Acosta, chevalier de la Légion d’honneur, capitaine de la vieille armée, certifie que le sieur Rose, le 28 juillet dernier, dès le matin, est venu prendre place parmi les combattants qui s’étaient réunis sous mon commandement afin de repousser les attaques des troupes. Qu’il a participé à la prise du poste de gendarmerie de la place du Châtelet et au désarmement d’un peloton de l’ex-garde royale venant par le quai de la Ferraille ; que durant la journée entière il est resté constamment sous mes ordres, a partagé tous les périls de la place de Grève et des rues adjacentes ; qu’enfin il a tenu pendant l’action la plus belle conduite et a fait preuve d’un noble dévouement, qui lui mérite des témoignages de la reconnaissance nationale. » Signé, le 14 septembre 1830 : D’Acosta (voir Da Costa, Jean, Xavier, Tiburce, Leite), chevalier de la Légion d’honneur. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que M. Rose, Alexis, demeurant à Paris, 1n° 0, rue de l’Egout-Saint-Germain, s’est trouvé avec nous dans la matinée du 28 juillet dernier, sous le commandement du capitaine d’Acosta, chevalier de la Légion d’honneur, à la prise du poste de gendarmerie de la place du ci-devant Châtelet ainsi qu’au désarmement d’une patrouille de l’ex-garde royale et que, sans désemparer, toujours sous le même commandement, il s’est porté avec nous sur la place de Grève, où, durant la journée entière, il a soutenu le feu des troupes ennemies qui y ont figuré ; qu’il s’y est comporté d’une manière digne d’éloges et qu’il y a acquis des droits à la reconnaissance nationale. » Signé, le 4 septembre 1830 : Pissard, demeurant 34, rue Monpansier ; Laffargue, demeurant 4, rue des Quinze-Vingts ou 7, rue des Quinze-Vingts ; Desclos, demeurant 10, rue de Lobau ; Lerebourg, demeurant 31, rue Dauphine. Une dépêche indiquait à son sujet : « Demande à être compris dans la distribution des récompenses nationales, pour la part qu’il a prise aux événements de Juillet. » Il signa le certificat qui constatait la présence et le courage qu’avait montrés Exelmans, Charles, Joachim, pendant les combats, et auquel ils avaient ensemble participé, sous le commandement de d’Acosta, tant à la prise du poste de gendarmerie du Châtelet et qu’à la place de Grève. Il était père de trois enfants en bas âge en 1831. Il demeurait 10, rue de l’Egout-Saint-Germain en 1830-1831. Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement in dossier Exelmans, Charles, Joachim ; Archives nationales F/1dIII/74 ; Archives nationales F/15/4240 in dossier Exelmans, Charles, Joachim ; Archives de la préfecture de police AA 412.

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