Roudaire dit Contant ou Constant
Biographie
Né le 11 juillet 1802 à Montaigu (Puy-de-Dôme). Employé. Il fut contusionné au pied droit. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement (sous le nom de Rondaire, Ducontant, Félix sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Roudaire Ducontants), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il sollicita un emploi dans l’administration des éclairages. Il signa, sous le nom de Roudaire Ducontant, « blessé et décoré de Juillet » le certificat suivant en faveur de Favrot, Victor, Antoine (la signature est légalisée par le commissaire de police au nom de Roudaire, Ducontant) : « Nous, soussignés, comme témoins oculaires, les faits suivants. Le 28 juillet, à 7 heures du soir environ un peloton de patriotes venait de repousser, malgré son feu soutenu, un détachement de la garde royale à la suite d’un combat qui s’était engagé sur le boulevard Bonne-Nouvelle ; un officier supérieur de la garde royale, blessé au bras et poursuivi par les vainqueurs, n’avait trouvé son salut qu’en se réfugiant dans la maison du marchand de vin, boulevard Bonne-Nouvelle n° 31, (Ravaut) ; déjà on avait sommé le propriétaire de livrer sa maison aux recherches, après en avoir enfoncé les portes, et le peuple allait par la force se rendre maître du réfugié lorsqu’un jeune homme qui commandait ce peloton et que nous avions vu toujours à la tête de ses camarades les conduire au feu avec la plus grande intrépidité (M. Victor, Antoine Favrot) s’interposant entre les assaillants et la victime et menaçant de la mort quiconque tenterait d’immoler cet ennemi désarmé, parvint à lui sauver la vie et à préserver d’envahissement la maison du marchand de vin. En foi de quoi, nous lui avons délivré le présent certificat dans l’espoir que sa noble conduite en cette occasion périlleuse recevra de la Commission la récompense qui lui est due. » Il ajouta l’apostille suivante : « Je me rappelle parfaitement avoir rencontré dans la journée du 28 juillet le jeune patriote sus-dénommé, que j’ai vu combattre avec la plus courageuse détermination et dont le bon exemple n’a pas peu contribué à encourager ceux qui l’accompagnaient. » Il sollicita, en 1832, une pension ou des secours, expliquant : « La Révolution de Juillet n’ayant été pour moi jusqu’à ce moment qu’une suite de sacrifices, que la position fâcheuse où je me trouve ne me permet plus de continuer. » Il lui fut répondu que seule la Commission avait eu le pouvoir de décider les pensions qui devaient être attribuées et que cette Commission était désormais dissoute. Il demeurait 3, rue du Grenier-Saint-Lazare en 1830-1831 ; 17, rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie en 1832 ; place et hôtel du Palais de justice en 1833. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 77 ; Archives nationales F/1dIII/33 état nominatif des emplois présentés par la Commission des récompenses nationales à M. le préfet de police ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement et liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/88 in dossier Favrot, Victor, Antoine ; Archives nationales F/1dIII/74 (sous le nom de Roudaire Ducontant) ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 6-7 état des blessés non classés et de la 1re classe (sous le nom de Ducontant-Roudaire) et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Roudaire-Ducontant).