Rougeat, Olympiade, Gervais

Biographie


Né le 25 mai 1810 (bien le 25 mai 1810 dans son acte de naissance ; le 26 mai 1810 in Archives de Paris AP VD6 356 n° 5 et sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39) à Rosnay (Aube), fils de Rougeat, Pierre, Mathieu, marchand, et de Gombaud, Madeleine, son épouse. Layetier-emballeur. Il fut blessé d’un coup de feu reçu dans les deux cuisses. Le Constitutionnel, en date du 3 août 1830, relatait ainsi sa participation aux combats : « La IVe légion de la garde nationale a été une des premières à se rassembler au moment de l’alarme. L’ancien capitaine de grenadiers du 1er bataillon, M. Poirier, se mit à la tête de quelques-uns des siens, précédés des tambours battant le rappel. Ce petit noyau se grossissant à tout instant, se trouva bientôt assez fort pour se présenter en face des troupes, les invitant cordialement à s’unir aux citoyens et les combattant au besoin. Les anciens adjudants de cette légion, MM. Hirne et Rougeot dirigeaient les manœuvres de cette petite troupe. Elle eut à soutenir plusieurs engagements dans l’un desquels elle perdit l’un de ses chefs, M. Miel, dentiste, ancien capitaine, qui fut tué d’un coup de feu dans la rue des Prouvaires. » Célibataire, il était le soutien de sa mère, veuve, âgée et indigente, dont il était l’enfant unique. Il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut (sous le nom de Rongeat, Gervais) un secours de cinquante francs, le 14 août, un secours de vingt francs, le 28 août, un secours de vingt francs, le 9 septembre, un secours de cinquante francs, le 21 septembre, un secours de cinquante francs, le 13 octobre 1830, un secours de cinquante francs, le 3 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 20 décembre 1830, un secours un secours de cinquante francs, le 15 janvier 1831, de cinquante francs, le 15 janvier 1831, un secours, définitif, de cinquante francs, le 16 mars 1831, un secours de cinquante francs, le 2 août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 5 septembre 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il y fut décoré de la Croix de Juillet (sous le nom de Ronjeac, Gervais sur les listes du Moniteur universel). La mairie reprenait ainsi les avis médicaux sur la nature de ses blessures : « Coup de feu aux cuisses. Une même balle a traversé de part en part les deux cuisses vers leur partie inférieure, sans atteindre les os. Les quatre plaies sont guéries, il conserve de la faiblesse dans les mouvements et encore beaucoup de douleur. Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint de blessures à armes à feu aux deux cuisses et par la même balle, l’une de la partie inférieure et interne de la cuisse droite vers la partie inférieure et interne, en contournant la partie antérieure du fémur, l’autre de la partie moyenne et externe. Blessures cicatrisées mais avec difficultés et douleurs dans les mouvements. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné qu’une incapacité temporaire (indemnité de deux ans) et qu’il doit être rangé dans la deuxième classe des blessés. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe (sous le nom de Rongeat, Gervais), une indemnité définitive de six cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut (sous le nom de Rongeat), auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré, de vingt-cinq francs le 28 juillet 1833 (contre la remise de son brevet, mesure curieuse mais ordonnée par le préfet de police), de cinq francs en 1834, de cinq francs et trente centimes en 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Il reçut un secours de quarante francs en 1849, de soixante francs en 1850, chaque fois à titre de décoré de la Croix de Juillet. Il demeurait 356, rue Saint-Denis (366, rue Saint-Denis in Archives de Paris AP VD6 356 n °5, mais cinq autres fois 356, rue Saint-Denis et aussi une fois in Archives de Paris VD6 3 et cinq fois encore 356, rue Saint-Denis in Archives de Paris VD6 360 n° 5), en 1830-1831 ; 80, rue de Bondy en 1833-1834 ; 356, rue Saint-Denis en 1837 ; 74, enclos de la Trinité vers 1840 in Archives de Paris VD 6 356 n° 6 ; 20, rue de la Douane en 1849 ; 5, passage de l’Entrepôt des Marais en 1850. Le Constitutionnel, 3 août 1830 ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 71 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du VIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 76 (sous le nom de Rongeat, Gervais) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIe arrondissement ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Etat (1833) des décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui ont reçu sur leur demande la somme de vingt-cinq francs, que M. le préfet de police, par sa lettre du 26 juillet 1833, a autorisé M. le maire à leur compter, Etat nominatif des décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement dont les brevets déposés par eux à la mairie en recevant le 28 juillet 1833 la somme de vingt-cinq francs ont été envoyés à la préfecture de police au désir de la lettre de M. le préfet en date du 27, Noms des décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, Année 1837, Etat des décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui sont venus se faire inscrire pour participer s’il y a lieu à la gratification qui pourrait être accordée à l’occasion des fêtes de Juillet, Etat émargé (1837) par les décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui ont participé à la gratification accordée par M. le ministre de l’Intérieur à l’occasion des fêtes anniversaires de 1830 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes, liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, idem même référence II, Liste de diminution de capacité (sous le nom de Rongeat, Gervais), idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés indemnitaires deux ans), idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Rongeat, Gervais), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des indemnités définitives, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/74 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe (sous le nom de Rongeat, Gervais) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853 (sous le nom de Rongeat, Gervais), idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104 (sous le nom de Rongeat, Gervais), idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116 (sous le nom de Rongeat, Gervais).

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