Rouilly, Jacques

Biographie


Né le 7 juin 1773 à Saint-Ay (Loiret). Propriétaire. Le Constitutionnel, en date du 7 août 1830, relatait ainsi sur sa participation aux combats : « Vingt-trois militaires faits prisonniers par le sieur Rouilly, rue de Chaillot, n° 53, ont fait serment par écrit devant Dieu et sur l’honneur, de ne jamais se battre avec des Français, et de soutenir la liberté de tout leur pouvoir. » On trouve deux lettres adressées par lui à la Commission des récompenses nationales. La première, plus détaillée, était ainsi rédigée : « Rouilly, Jacques, ancien patriote, électeur au grand collège de Paris, propriétaire rue Saint-Honoré n° 398 et grande rue de Chaillot n° 53, où est établie sa demeure actuelle et père d’une nombreuse famille, a l’honneur de vous exposer que le 10 brumaire de l’an III de la république, étant alors marchand orfèvre-bijoutier, rue de la République n° 51 à Brest, il partit volontairement avec trois cent cinquante de ses concitoyens, pour empêcher les chouans de s’emparer de Granville, qu’ils assiégeaient. Après une route de soixante heures et une journée tout entière de combats, plus de la moitié de ces braves volontaires furent tués ou blessés et il reçut lui-même dans le bras gauche une balle qui ressortit derrière l’épaule, ce qui lui occasionna une maladie de six mois, pendant lesquels il est resté chez M. Revol, maire de Saint-Malo, qui l’avait recueilli dans sa maison. En 1800, l’exposant vint se fixer à Paris, dans sa propriété de la rue Saint-Honoré, n° 398, et fut nommé, en 1809, sous-lieutenant de la 5e compagnie de la 1re cohorte de la garde nationale, dans laquelle il a constamment fait son service. Dans les journées de Juillet, l’exposant et son épouse, qui n’a jamais voulu le quitter [à rapprocher de plus bas son divorce ! N.D.A.], sont sortis de leur demeure rue de Chaillot n° 53, à 10 heures du matin et n’y sont rentrés qu’à 7 heures du soir. Et chaque jour ils ont parcouru ensemble les boulevards, les rues Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Honoré et Neuve-des-Petits-Champs, le Palais-Royal, les places des Victoires, de la Bourse, Vendôme, du Louvre et de l’Hôtel-de-Ville, se mêlant partout aux groupes de citoyens et de soldats qu’ils rencontraient, engageant ceux-ci à ne point tirer sur le peuple et ceux-là à ne point insulter ni provoquer les troupes qui ne faisaient pas feu et qui voulaient fraterniser avec les bourgeois. Ayant pénétré sur la place Vendôme, dans le groupe d’officiers généraux qui se trouvaient devant l’état-major, ils les supplièrent avec les plus vives instances de ne pas donner l’ordre de tirer dans le peuple et, à la réponse qui leur fut faite que déjà la fusillade était engagée sur plusieurs points, ils objectèrent que les Suisses seuls pouvaient être capables d’une telle atrocité, mais que des Français ne tireraient pas sur d’autres Français. Le 28, entre 3 et 4 heures de l’après-midi à la porte Saint-Honoré, l’exposant invita ses anciens voisins de la garde nationale à reprendre leur uniforme et à se réunir à la mairie, et il eut la satisfaction d’en voir plusieurs se rendre à son invitation. Le même jour, il faillit être victime de la fureur des gendarmes postés à l’hôtel des Affaires étrangères, auxquels il représentait la honte qu’il y aurait pour eux à tirer sur le peuple et qui le poursuivirent plus de cinquante pas pour l’arrêter. Le même jour encore, à 7 heures du soir, M. et Mme Rouilly rencontrèrent, rue de Rivoli, une vingtaine de citoyens qui cernaient un Suisse qu’ils voulaient massacrer. Ils parvinrent avec une peine incroyable au centre de ce groupe, où bravant toutes les menaces des citoyens irrités, ils ne craignirent pas de demander grâce pour le malheureux étrange, et, malgré leurs prières et leurs instances, ils étaient sur le point de voir tous leur efforts inutiles, lorsque, apercevant dans la foule M. Pieros, marchand de poissons, de leur connaissance, ils lui donnèrent une pièce de deux francs et l’engagèrent à se joindre à eux pour sauver le militaire suisse. Cette intervention eut un heureux résultat et le prisonnier fut conduit en lieu de sûreté. Le 29 juillet de très grand matin, l’exposant parcourut Chaillot, aida les habitants à élever des barricades, leur distribua sabre, épée, pistolets, fusil de munition, poires à poudre et balles, qu’il avait chez lui, et une somme de vingt francs pour acheter de nouvelles munitions. Il invita ensuite les divers groupes à se réunir à lui pour s’emparer du corps de garde situé à l’entrée des Champs-Elysées et occupé par un poste de la garde royale ; ce qui fut effectué. A 6 heures du matin, il fit monter des pavés dans les étages supérieurs de sa maison, n° 53, et lorsque, peu de temps après, Chaillot fut assailli par les Suisses et la garde royale infanterie et cavalerie qui tiraient sur les habitants, il leur riposta par ses fenêtres et en leur faisant jeter des pavés, il parvint à mettre hors de combat et força à se rendre environ une trentaine d’hommes, tant cavalerie que fantassins, qu’il put soustraire à la vengeance du peuple, en les recueillant chez lui et les mettant à l’abri dans son arrière-maison, sous trois portes cochères, qu’il tint constamment fermées, malgré les menaces de les briser et d’enlever les prisonniers. Après avoir exigé de ceux-ci, tant des officiers que des soldats, le serment individuel, et qu’ils ont ensuite tous signé, de ne plus porter les armes contre les Français et de consacrer leur vie à la défense de la liberté, l’exposant les a nourris et couchés pendant plusieurs jours, recevant les officiers à sa table ; et il les a ensuite remis entre les mains de M. Desjardins, officier à l’état-major sous le gouvernement provisoire, porteur des ordres nécessaires pour leurs destinations ultérieures. Les effets desdits soldats n’ont été rendus que sur un reçu de leurs officiers respectifs, visé par M. Denis, commissaire de police à Chaillot, auquel une somme de six cent neuf francs a été également remise pour les blessés des glorieuses journées, dans lesquelles neuf individus, tant officiers que soldats de la garde royale furent tués à Chaillot. M. Rouilly s’estime heureux de pouvoir affirmer que le 29 juillet entre 6 et 8 heures du soir, se trouvant sur la place du Carrousel, au moment où le peuple entrait aux Tuileries avec l’artillerie et l’Ecole polytechnique, lui et son épouse proposèrent, à plusieurs reprises, de l’argent aux vainqueurs pour se rafraîchir et que sur plus de trente mille individus (ou trois mille ? N.D.A.) un seul accepta une pièce de cinq francs pour subvenir aux besoins de sa famille, sans pain depuis deux jours. Tous les autres répondirent qu’ils ne s’étaient battus que pour l’honneur. Tous les certificats et pièces en règle, justificatifs des faits détaillés ci-dessus, ainsi que les lettres les plus honorables qui lui ont été adressées par les officiers suisses auxquels il a sauvé la vie se trouvent entre les mains de M. Rouilly. » La seconde, moins complète, était ainsi rédigée : « M. Rouilly, père d’une nombreuse famille, ancien sous-lieutenant de la garde nationale du (ancien) Ier arrondissement, électeur du grand collège du département de la Seine, le 28 juillet a remis à ses concitoyens de Chaillot des armes, poudre, fusils, sabres et pistolets. Le 29 juillet, après avoir remis de l’argent pour acheter de la poudre et sortit pour faire désarmer le poste de la garde royale au coin de la rue de Chaillot aux Champs-Elysées et fait monter quantité de pavés dans ses appartements de sa maison, sur le devant. Chaillot fut attaqué sur les 8 heures du matin par quantités de gardes royaux, infanterie et cavalerie, qui tiraient sur le peuple. Alors en jetant et faisant jeter des pavés et en tirant par les fenêtres, il eut le bonheur de contribuer, en six heures de temps, à faire trente prisonniers. En les désarmant et en les arrachant au péril de sa vie des mains du peuple, qui voulait les sacrifier à sa juste vengeance et à les faire entrer chez lui et à les mettre à l’abri de la fureur du peuple, sous double portes cochères. Il leur a fait à tous couper les moustaches et fait prêter le serment de ne jamais se battre contre les Français et de défendre la liberté et leur a fait à tous signer le présent serment, et commençant par les officiers, sergent-major, sergent, brigadier de chasseur à cheval, tambour maître, caporal, soldats. Il y eut neuf tués presque devant mes fenêtres, tous gardes royaux, presque tous officiers. Et je n’ai remis lesdits trente prisonniers, trois jours après, que sur un ordre de la Commission provisoire et escortés, apportés (sic) par M. Desjardins, ancien officier. Dans le nombre des prisonniers, il y avait huit Suisses, tant officiers que soldats. Leurs effets ne leur furent remis par moi que sur un billet de leur officier, légalisé par M. le commissaire de police de Chaillot […]. Plus le 29 juillet à 7 heures du soir, rue de Rivoli près le passage de l’Orme, le peuple tenait un Suisse presque déshabillé, qu’ils voulaient massacrer. La force de mes poumons ne pouvant faire obtenir sa grâce, je vis à côté un nommé Pierrot, marchand de poissons, à qui je remis deux francs, avec prière d’obtenir la grâce du Suisse, ce qu’il obtint et le fit conduire à l’état-major. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Ne voyant pas son nom sur la première liste des décorés de la Croix de Juillet, il s’étonna auprès de la Commission, rappela qu’il avait fourni tous les papiers nécessaires à l’établissement de son état civil et « la lettre d’un officier suisse, à qui j’ai sauvé la vie en le retirant avec grand-peine des mains du peuple, qui voulait le massacrer et l’ai sauvé chez moi. La lettre est écrite de Suisse et il me témoigne, ainsi que sa famille, sa reconnaissance. Il y a de plus un bon de six cent neuf francs pour les blessés, dont le détail a été remis à M. le commissaire de police. Tous ces titres ont été remis par moi à M. Plougoulm, avocat, sur son invitation et copie à M. le général Fabvier ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reprit, le 17 mai 1831, les pièces qu’il avait déposées à la Commission des récompenses nationales. Il reçut sa médaille le 5 juillet 1831, et son brevet le 16 août de la même année. Dans une lettre adressée par la Commission des réclamations de Juillet, présidée par Benard de Courtigis (voir ce nom) et établie 10, rue Neuve-Bourg-Labbé, au ministre de l’Intérieur et président du Conseil, son cas était cité en exemple comme quelqu’un dont les droits avaient été méconnus, précisant ainsi sa participation aux combats et les preuves qui avaient été fournies : « Dans un narré de faits que le sieur Rouilly a fait constater par des signatures dûment légalisées, on en trouve de fort honorables. Le détail ne serait qu’une répétition de ceux des combattants du (ancien) Ier arrondissement. Mais l’on ne peut passer sous silence une circonstance heureuse, qui, en distinguant le réclamant, honore la nation entière : “Nous, soussignés, déclarons que le sieur Rouilly, propriétaire rue de Chaillot, n° 53, électeur du grand collège du département de la Seine, nous a sauvé la vie hier matin 29 juillet 1830, en nous retirant des mains des hommes armés à qui nous avions rendu nos armes et nous a recueillis chez lui au péril de sa vie. Nous lui avons tous prêté le serment devant Dieu et sur notre honneur de ne jamais porter les armes contre les Français et avons tous prêté le présent serment Vive la liberté ! Suit la liste : Beccard, sous-lieutenant au 1er régiment de la garde royale d’infanterie suisse ; Bouteux, caporal ; Duportais, fusilier ; Richard, grenadier ; Turino ; Pasque, tambour maître du 6e régiment de la garde royale ; Bart, François ; Derrien, fusilier ; Paular, sergent au 1er régiment de la garde royale ; Rollant, Gaspard, caporal ; Pommerait, fusilier ; Pargi, fusilier ; Debray, fusilier ; Sillier, 1er régiment de la garde royale ; Allary, 1er régiment de la garde royale ; Lefebvre, 6e régiment de la garde royale ; Veigne, grenadier, 1er régiment de la garde royale ; Philippad, 6e régiment de la garde royale ; Bougon, 6e régiment de la garde royale ; Lapré, fusilier, 1er régiment de la garde royale ; Camion, tambour, 6e régiment de la garde royale. Pour copie conforme à l’original, Paris le 9 septembre 1830, le commissaire de Chaillot, Denis.” “Commission des récompenses nationales. Le commissaire du gouvernement. Monsieur, je regrette infiniment que mes attributions auprès de la Commission, qui ne sont simplement qu’administratives, ne me donnent le pouvoir de faire droit à votre réclamation. Du reste, j’ai l’honneur de vous dire que les listes sont closes et adressées à M. le président du conseil et qu’il n’y a plus moyen d’y ajouter un seul nom sans son ordre exprès. Agréez, monsieur, l’assurance de ma considération distinguée. Signé : Grau de Saint-Vincent.” La médaille. Quelle générosité, quelle juste appréciation ! » Attendre de voir s’il y a quelque chose à la préfecture de police dans la série AA pour reporter les noms cités. Sur le 398, rue Saint-Honoré, dont Rouilly était propriétaire, on trouve dans l’Histoire de Robespierre et du coup d’Etat du 9 thermidor, par Hamel, les indications suivantes : « Dans la cour de cette maison étaient des ateliers de menuiserie, et, au fond, un petit bâtiment, formant pignon sur la cour ; c'était là que demeurait Maurice Duplay [un robespierriste, N.D.A], à quelques pas du club des Jacobins ; il était principal locataire des religieuses de la Conception moyennant la somme de 1.800 livres en principal et 244 livres de pot-de-vin. De toute cette maison, dont nous donnerons autre part la description complète, on chercherait vainement un vestige aujourd'hui, il n'en reste plus une pierre. En prairial an IV, lors de la vente des biens du couvent, elle fut achetée moyennant 32.888 livres par Maurice Duplay. Quelques années après, en messidor an IX, Auzat, gendre de Duplay, cessionnaire, pour moitié, des droits de son beau-père, vendit sa part à un bijoutier nommé Jacques Rouilly, qui, pendant la Révolution, occupait une des boutiques sur le devant, et entre les mains duquel la maison passa tout entière en 1810. L'année suivante, quand, sur l'emplacement de l'ancien couvent, on perça les rues Richepanse et Duphot, le nouveau propriétaire démolit les hangars de la cour et le pavillon du fond occupé par la famille Duplay pour y élever les constructions qui existent aujourd'hui et rapetissent singulièrement la cour, et, un peu plus tard, en 1816, à la place de la maison basse du devant qu'habitèrent Charlotte et Augustin Robespierre, il fit bâtir sur les dessins de l'architecte Dufaud la maison, assez peu monumentale du reste, qu'on voit maintenant. » L’héritage de Jacques Rouilly, à sa mort en 1846, fut l’objet d’un conflit entre les héritiers, dont le Journal du Palais se fit l’écho et qui nous donne en tout cas quelques indications biographiques supplémentaires. Rouilly, quand il était ouvrier bijoutier, avait épousé à Brest, Marie-Thérèse Gibaut, le 23 germinal an II ; le 2 messidor an VIII le divorce était prononcé entre les époux. Néanmoins la vie commune continua de subsister entre eux et en l’an IX naquit Pierre, Ernest, Achille Rouilly, qui fut déclaré à l’état civil comme fils de Rouilly, Jacques et de Gibaut, Marie-Thérèse. En 1806, 1809 et 1811 trois autres enfants naquirent dans les mêmes conditions et sous la même inscription à l’état civil, et en tout huit. Gibaut, Marie-Thérèse mourut en 1814. En 1815, Rouilly épousa la demoiselle Lecomte et les époux adoptèrent le régime de la communauté ; Rouilly apportant la part qui lui revenait de sa première communauté. Dans l’inventaire qui eut lieu le 18 juillet 1846, on constata le mariage de l’an II et les actes de naissance des enfants mais nulle mention ne fut faite du divorce. Puis la légitimité du seul enfant qui restait, Achille, fut contestée devant les tribunaux parce que né après le divorce. L'avocat général qualifia « avec sévérité la conduite de la seconde femme du sieur Rouilly : elle a connu la position de ce dernier, elle a accepté la tutelle des enfants qu’il avait lors de son second mariage ; elle n'a pas alors songé à les faire considérer comme bâtards, et cependant tel est aujourd'hui le but de ses efforts dans un intérêt pécuniaire qui est peu honorable ». Puis le tribunal confirma la légitimité de l’enfant, bien qu’issu de parents qui n’étaient plus mariés, et débouta la seconde femme de Rouilly des prétentions qu’elle avait eu sur la part de cet enfant. Rouilly demeurait 53, rue de Chaillot en 1830-1831 (par erreur 3, rue de Chaillot en 1831 sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et in Archives de Paris VD6 92, liste des médaillés) Le Constitutionnel, 7 août 1830 ; Le Réveil du lion ou Paris dans les immortelles journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; précis des événements, heure par heure… suivi d’un chant triomphal… par un patriote de 89, Paris, Lerosey, 1830, p. 233 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831. Archives de Paris VD6 91 deux dossiers Rouilly, Jacques plus un dossier classé à Romilly, Jacques ; Archives de Paris VD6 92, liste des médaillés du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 51 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Commission des réclamations de Juillet, extrait de quelques dossiers pris sur le travail général de la Commission des réclamations ; Histoire de Robespierre et du coup d’Etat du 9 thermidor, Hamel, E., Cinqualbre éditeurs, Paris, 1862, p. 406 ; Le Journal du Palais, recueil de la jurisprudence, tome 1er de 1852, Paris, 1852, p. 538.

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