Rouot de Marange, Louis, Jean
Biographie
Né vers 1804 à Moutcheux (Moselle). Cuisinier. Il s’illustra à la prise de la caserne des Suisses, rue de Babylone. Ses pièces furent égarées par la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il joignait deux certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le sieur Rouot de Marange était, le 28 juillet 1830, auprès de moi sur le quai de la Cité et que je l’ai prié d’observer si la troupe de la ligne qui était en observation sur le marché aux Fleurs ne venait pas nous surprendre par-derrière et qu’il a resté plus de trois heures auprès de moi et nous sommes revenus ensemble jusqu’au Pont-Neuf. Le 29 juillet, nous nous sommes retrouvés à la place de l’Odéon et nous nous sommes attelés à la pièce de canon pour aller attaquer la caserne de Babylone et n’a pas quitté la pièce que pour nous chercher de la paille et de l’essence, rue de Sèvres avec moi et nous avons ramené la pièce de canon à la place de l’Odéon et après nous sommes retournés aux Tuileries et nous nous sommes quittés. Aussi il a été renversé par le contrecoup du timon de la pièce en franchissant une barricade, rue de Sèvres. » Signé, le 11 août 1831 : Bury (voir Bury, Pierre, Joseph, Louis), demeurant 4, grande rue de Taranne. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le sieur Rouot de Marange était du nombre des citoyens qui le 29 juillet 1830 s’attelèrent à la pièce de canon que j’avais conduite sur la place de l’Odéon ; qu’il vint avec nous à l’attaque de la caserne de Babylone, où il se conduisit en brave. Je dois ajouter que dans le trajet il fut renversé par le contrecoup du timon de la pièce, en lui faisant franchir une barricade. » Signé, le 11 août 1831 : Joffrès (voir Joffrès, Pierre, Didier), avocat à la cour royale, « l’un des commandants à l’attaque de la caserne de Babylone ». Il était sans ouvrage en 1831. Il demeurait 40, rue des Arcis en juillet 1830 ; 47, rue Saint-Germain-l’Auxerrois en 1831. Archives de la préfecture de police AA 412.