Rousseau, François
Biographie
Il était signataire, le 22 septembre 1830, avec Duteil, Antoine (voir ce nom), demeurant 24, rue Tirechappe, Yves, Georges (voir ce nom), demeurant 23, rue du Four-Saint-Honoré, Chaudier, Louis (voir ce nom), demeurant 1, rue Mercière, Charton, Jules (voir ce nom), demeurant 1, rue Mercière, Rousseau, François, demeurant 7, rue Saint-Joseph, Cabanne, Henry (voir ce nom), demeurant 10, rue de la Cossonnerie, Ceheux illisible, demeurant 7, illisible, d’une demande afin d’obtenir la médaille de Juillet, en récompense d’avoir « pendant les glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, […] couru à la défense de la patrie et assuré le triomphe de la liberté. […] Par plusieurs faits d’armes remarquables et détaillés dans la déclaration ci-jointe, attestée par d’honorables signatures, ils ont prouvé leur bravoure, leur intrépidité et leur attachement inviolable à la cause sacrée qui vient de placer les Français sous l’égide de Louis-Philippe Ier, le meilleur des rois ». Leur déclaration était ainsi rédigée : « Les soussignés déclarent que le mardi ils ont attaqué le poste de la halle à 11 heures et presque sans armes, qu’ils se sont battus près d’une heure ; que le mercredi ils ont forcé les gendarmes à fuir, que le même jour, ils étaient trente-cinq à 1 heure du soir contre trois cents gardes royaux, Suisses et 15e de ligne, qu’ils se sont battus deux heures et demie et ont forcé à fuir ces soldats ; qu’ils se sont rendus au Palais-Royal le jeudi et se sont constamment battus ; qu’ils ont fait les barricades des rues de Vannes (pas sûr c’est illisible), rue des Deux-Ecus, rue des Prouvaires, le jeudi à 4 heures du matin, les outils ont été donnés par M. Gibert, quincaillier, rue du Four (mais lui-même signe comme demeurant 11, rue des Deux-Ecus), M. Cheux (illisible) leur a donné de la poudre. » Cette déclaration était apostillée par Lambrun, marchand de vins, demeurant 8, rue de Vannes ; Huard, marchand d’eau-de-vie, demeurant 4, rue de Vannes ou de Varmes ; Gibert, marchand quincaillier, demeurant 11, rue des Deux-Ecus ; Husson, marchand de vins, demeurant rue des… ; Legris, marchand boucher, « présent près de l’église Saint-Eustache » ; Natter, limonadier, demeurant 9, rue des Deux-Ecus. Un deuxième certificat était ainsi rédigé par Lothon, André, Charles, élève de l’Ecole polytechnique : « Je certifie que les nommés Chaudier, Louis (voir ce nom), Rousseau, François (voir ce nom) et Yves, Georges (voir ce nom) étaient avec moi à l’attaque du Palais-Royal et qu’ils sont dignes de la gratification. » Archives de Paris VD6 277 in dossier Cabanne, Henri, idem in dossier Chaudier, Louis ; Archives de la préfecture de police AA 377 in dossier Chaudier, Louis.