Rousseau, Jacques

Biographie


Né vers 1779 à Orléans (Loiret). Chasseur au 4e régiment 5e escadron jusqu’au 11 juillet 1812, date de sa mise en congé de réforme, devenu maître menuisier ébéniste, sergent à la XIe légion de la garde nationale. Il s’illustra à la Grève, au Louvre et au Palais-Royal. Il ne réussit pas à faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats, dont la copie signée d’O’Reilly, est dans son dossier. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, patentés et autres, demeurant à Paris rue Cassette et autres, du quartier du Luxembourg et autres, certifions et attestons à tous ceux qu’il appartiendra que le nommé Jacques Rousseau, maître menuisier-ébéniste, demeurant à Paris rue Cassette n° 8, faubourg Saint-Germain, sergent de la garde nationale, et que nous déclarons bien et personnellement connaître pour un brave et honnête citoyens, ancien militaire sous la république et l’Empire, déjà couvert de nombreuses et, graves et plusieurs blessures, a coopéré de tous ses efforts au succès des trois mémorables et glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, pendant lesquelles il n’a cessé de combattre avec son courage et son ancienne valeur, notamment à la Grève et à la prise du pont dit d’Arcole, date du 28, du Louvre et au Palais-Royal. Que ledit Jacques Rousseau n’a déposé les armes qu’après la victoire assurée, que, quoique époux et père de quatre enfants, il a affronté tous les périls et n’a pas montré dans ces circonstances moins de désintéressement que de zèle et d’ardeur et d’intrépidité, en abandonnant aux blessés, aux veuves et orphelins de ces jours d’éternel souvenir les gratifications pécuniaires accordées aux combattants pour une plus noble récompenses que ses services précédents indépendamment de ceux qu’il vient d’y ajouter lui avaient méritée. En foi de quoi, nous soussignés, admirateurs du sieur Rousseau dans sa conduite si digne d’éloges et de récompenses, pour rendre hommage à la vérité et lui donner un témoignage de notre estime particulière, nous lui avons délivré le présent certificat pour lui valoir et servir au besoin. » Signé, le 25 août 1830 : Camus (voir Camus, Michel, Auguste), demeurant 70, rue du Four-Saint-Germain, qui ajoutait l’avoir vu combattre à ses côtés sur la place de Grève » ; Ogez (ou Ogeret), demeurant 1, rue Bourbon-le-Château ; Dessablons, demeurant 17, rue de l’Odéon, qui ajoutait certifier avoir vu « le sieur Rousseau au Louvre, le 29 et qu’il nous encourageait par son zèle qu’il montrait ». Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie avoir vu le sieur Rousseau combattre, les armes à la main, sur le quai de la Cité. » Signé : Croné, caporal, demeurant 4, rue de la Colombe. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Nous Ernest et Théophile Barruel, demeurant rue Cassette n° 8, certifions que le nommé Rousseau s’est comporté en brave citoyen pendant les journées des 28 et 29 juillet 1830. » Signé : Barruel, Ernest ; Barruel, Théophile. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Rousseau, sergent de grenadiers à mon bataillon, était en armes sous mes ordres le 28 juillet (mercredi). » Signé : D’Herbelot (voir D’Herbelot, Antoine, Léon). Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Rousseau, habillé en garde national et en armes, a combattu dans les journées de Juillet. » Signé : Vaask, demeurant 14, rue Neuve-Guillemain. Un autre certificat (absent du dossier) était revêtu de la signature de Da Costa et Madelaine mais sans légalisation. Le capitaine Da Costa, affecté en 1831 au 1er régiment d’infanterie de ligne en garnison à Orléans (Loiret), lui aurait dit que sa réclamation avait abouti. (voir Da Costa, Jean, Xavier, Tiburce, Leite ?) Il signa, le 6 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Camus, Michel, Auguste, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants, sise rue Bourg-Labbé : « Nous, soussignés, certifions que M. Camus, Michel, Auguste, rue du Four-Saint-Germain n° 70, a assisté au désarmement du poste de l’Abbaye, s’est battu avec une intrépidité rare à la place de Grève ; il a pris un tonneau de poudre au moment où il manquait de munitions et en a distribué à ses camarades ; il s’est également distingué à la prise de la caserne de Babylone. M. Camus mérite les plus grands éloges et une récompense nationale. » Il demeurait 8, rue Cassette dans le faubourg Saint-Germain en 1831 ; 6, rue Saint-Paul à Orléans (Loiret) en 1832. Archives nationales F/1dIII/74 ; Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Camus, Michel, Auguste ; Archives de la préfecture de police AA 412.

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