Rouvier, Gabriel
Biographie
Né vers 1793 à Paris (ancien) IIe arrondissement. Employé. Il s’illustra rue de Rohan et rue Saint-Roch. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il adressa, le 16 juin 1831, la lettre suivante à la Commission : « Dans les journées de Juillet, j’ai de cœur et sans autre sentiment que celui de repousser la plus odieuse agression, fait le coup de fusil et même harangué un officier suisse et un colonel du 3e régiment de la garde royale, au coin de la rue de Rohan près du Palais-Royal. Dans la rue Saint-Thomas, à côté des marches Saint-Roch, j’ai harangué également un sergent de la garde, qui a voulu me faire fusiller. Je n’ai dû mon salut qu’à un citoyen qui se trouvait près de moi et qui m’en a préservé. Je viens avec confiance, monsieur le président, réclamer la décoration décernée aux vrais braves de Juillet, dont je crois faire partie et en même temps attester que lorsqu’il faudra défendre la cause de l’ordre et de la liberté l’on me trouvera toujours là. Je vous prie, etc. » Suivaient plusieurs apostilles. La première apostille, ainsi rédigée : « J’atteste que dans les journées de Juillet j’ai vu M. Rouzier sortir de chez lui avec son fusil de chasse pour la cause de la liberté. » Signé : Grosjean ; suivaient deux autre signatures qui approuvaient les faits : Dunant, demeurant dans le quartier Feydeau, et Delion, demeurant dans le quartier Feydeau. La deuxième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu M. Roudier (sic) sortir avec son fusil de chasse pour la cause de la liberté. » Signé : Valete, demeurant dans le quartier Feydeau. La troisième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu M. Rouvier avec son fusil de chasse dans les journées de Juillet. » Signé : Philippe, demeurant 2, rue ...ons, dans le quartier Feydeau. Grossetête (voir Grosstête, Etienne, Louis), demeurant 2, rue du Port-Mahon, approuvait les faits mentionnés et Rouvier précisait à son sujet : « M. Grossetête avait connaissance de la manière dont j’ai agi avant qu’il fût question d’une récompense nationale. » Rouvier demeurait 14, rue du Port-Mahon en 1831. Archives de la préfecture de police AA 412.