Roux, François
Biographie
Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Sceaux. Il signa, le 18 août 1831, le certificat suivant en faveur de Vallée-Hautmesnil, Paul, Adolphe, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, domiciliés tant à Paris qu’en la commune de Vaugirard, certifions que M. Paul, Adolphe, Valéée Hautmesnil, âgé de vingt-quatre ans, horloger, demeurant à Vaugirard, rue de l’Ecole n° 29, a pris une part active aux événements des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; qu’il s’est constamment trouvé avec nous sur les lieux où le danger était le plus imminent et qu’il n’a déposé les armes que lorsque le triomphe de nos libertés a été assuré. Nous certifions en outre qu’il nous a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne ferait aucune réclamation auprès du gouvernement parce qu’il ne voulait point d’une récompense pécuniaire ; nous verrions avec le plus grand plaisir le courage et le désintéressement de ce citoyen obtenir la distinction honorifique qu’il a si bien méritée. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Sa veuve reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de quarante francs et un secours de cinquante francs en 1851, un secours de quarante francs en 1852, à titre de veuve d’un médaillé de Juillet. Il demeurait chez M. Payen à Vaugirard en 1831 ; sa veuve, 15, rue du Haut-Transit à Vaugirard en 1849-1851 ; 3, rue du Haut-Transit à Vaugirard en 1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives de la préfecture de police AA 416 in dossier Vallée-Hautmesnil, Paul, Adolphe ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes (sous le nom de Roux, François, Lambert), idem minute 26 et suivantes ; Archives de la préfecture de police AA 369, Emploi d’une somme de 350 francs, provenant d’allocations non retirées par des décorés ou blessés de Juillet, exercice 1849, minutes 51-56, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209, idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852. Est-ce lui qui signe in Archives de Paris VK3 48 in dossier Mathié, Julien, le certificat suivant en faveur de Mathié, Julien : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Mathié, Julien était avec nous le 29 juillet sous les ordres de M. Labillois qui commandait notre colonne, qu’il est parti avec nous de Vaugirard et qu’il s’est battu avec courage à la caserne de Babylone. »