Roux, Joseph
Biographie
Né vers 1798 à Chambéry (Savoie). Cocher. Il combattit au Palais-Royal, rue Saint-Honoré et au Louvre. Il ne fit pas valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales mais déposa un dossier à la Commission des Réclamants de la rue Bourg-Labbé, conjointement avec Bailly, Jean-Charles. Les certificats délivrés en faveur de Bailly, Jean-Charles mentionnaient aussi la participation de Roux aux combats. Le premier, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le nommé Jean-Charles Bailly s’est présenté chez moi le 29 juillet 1830, avec un fusil de munition, qui venait de recevoir une balle au-dessus de la sous-garde qui était venue entraver la marche de la platine. Etant parvenu à réparer cette arme, le sieur Bailly est parti pour s’en servir. […] Le sieur Roux, Joseph, étant armé, accompagnait le sieur Bailly. » Signé le 18 juin 1831 : Juste, arquebusier, demeurant 137, rue Saint-Honoré. Le deuxième, ainsi rédigé : « Je certifie et déclare que le nommé Jean-Charles Bailly, cocher, demeurant rue Saint-Denis n° 392, s’est trouvé, un des premiers, à la prise de la maison que j’habite, le 29 juillet, qu’il a fait tous ses efforts pour éviter la dévastation qui y a été faite, que c’est lui qui est venu nous chercher à l’hôtel de Versailles, en nous engageant à rentrer chez nous ; qu’il répondait de nous sur sa tête. Depuis cette époque, il a échappé à notre reconnaissance, aussi je saisis avec empressement l’occasion qu’il m’offre pour m’en acquitter et fais des vœux bien sincères pour que le présent certificat puisse lui mériter la juste récompense de sa belle conduite. Je certifie aussi reconnaître parfaitement le nommé Joseph Roux, cocher, faubourg Poissonnière 79, qui, par son courage et sa modération, à si bien concouru à remplir les bonnes intentions de Bailly. Je termine en exprimant les mêmes vœux que pour le premier. On peut croire à mon attestation car je n’ai donné que deux certificats car je voulais être sûr de l’identité des personnes à qui je les donnais. J’ai oublié de mentionner d’autre part que le nommé Bailly était armé d’un sabre, encore teint de sang, et je ne doute nullement qu’il se soit battu avec courage dans les combats qu’il a fallu livrer pour arriver jusqu’à la maison, à la confiance qu’avait en lui un grand nombre de combattants qui étaient avec lui. J’en dirais autant de Roux, car je me rappelle fort bien l’avoir vu, ayant un fusil. » Signé, le 18 juin 1831 : Perrody Héraut (voir Perrody, Louis), demeurant 10, rue de Valois-Batave. Il était indiqué comme sans « sans fortune » par la Commission. Il sollicitait la décoration de Juillet et une gratification. Il demeurait 79, rue du Faubourg-Poissonnière. Archives de la préfecture de police AA 371 in dossier Bailly, Jean-Charles.