Roux, Philibert, Joseph

Biographie


Professeur à l’Ecole de médecine, chirurgien en chef à l’hôpital de la Charité dès 1814, et chevalier de la Légion d’honneur. Le Constitutionnel, en date du 7 août 1830, rapportait ainsi sa conduite pendant les combats : « Au nombre des nobles dévouements qu’ont fait éclater ces soixante heures si fertiles en belles actions, nous ne devons pas oublier celui du docteur Roux, chirurgien en chef de la Charité. Faisant trêve à des douleurs domestiques qui réclamaient impérieusement sa présence dans sa famille, il n’a pas quitté, pendant trois jours, l’hôpital confié à ses soins, et où venaient affluer, comme point central, les victimes de la grande cause. Honneur au généreux citoyen dont le patriotisme égale le talent ! ». Le 11 avril 1831, la Commission des récompenses nationales demandait au ministre de l’Intérieur en faveur de Dupuytren (voir ce nom), professeur à l’Ecole de médecine et officier de la Légion d’honneur, Boyer, professeur à l’Ecole de médecine et chevalier de la Légion d’honneur, Marjolain, professeur à l’Ecole de médecine et chevalier de la Légion d’honneur, Roux, professeur à l’Ecole de médecine et chevalier de la Légion d’honneur, Larrey, chirurgien en chef des armées, commandeur de la Légion d’honneur et décoré sur le champ de bataille d’Eylau, Jobert de Lamballe, professeur à l’Ecole de médecine, en récompense de « l’empressement avec lequel ces messieurs ont consenti à former un jury médical chargé de l’appréciation de la gravité des blessures reçues en juillet et couvrir ainsi de leurs noms bien connus la responsabilité de la Commission dans la répartition délicate des pensions à accorder en vertu de la loi du 13 décembre. Ce jury, qui s’est régulièrement assemblé trois fois par semaine depuis le mois de décembre, a, depuis cette époque consacré à chaque séance trois heures d’un temps précieux, et n’a pas encore terminé ses travaux, par suite du grand nombre de blessés soumis à ses décisions » un grade supérieur dans l’ordre de la Légion d’honneur pour ceux qui jouissaient déjà de cette décoration et la décoration pour celui qui ne l’avait pas encore obtenue. Le Constitutionnel, 7 août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier récompenses de juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/64 in dossier Lombard, Jean-Baptiste (pour lequel il signe un certificat établissant les circonstances du décès) ; Archives nationales F/1dIV/R/10 Récompenses honorifiques ; Archives nationales F/15/4240 in dossier Falcoz, François (pour lequel il signe un certificat constatant ses blessures).

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