Rouyer, Louis, Nicolas

Biographie


Né vers 1810 à Paris. Ciseleur. Il s’illustra à la porte Saint-Denis, à la Grève et rue de Richelieu. Il fut blessé à la paume de la main droite par un coup de fusil. Il fut soigné à l’hôpital Saint-Louis, dont il sortit le 9 août entièrement guéri, selon un certificat de sortie délivré par l’hôpital Saint-Louis. Il reçut (sous le nom de Roulier, Louis, Nicolas) un secours de cinquante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un total de soixante-cinq francs de la part de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir des secours et la Croix de Juillet. Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, entrepreneur sculpteur patenté, certifie que le nommé Louis, Nicolas Rouyer, dans la journée du 28 juillet 1830, a aidé par son travail la prompte exécution des barricades qui se sont faites dans les environs de la porte Saint-Martin, que je l’y ai vu à l’instant où moi-même je me rendais chez moi ; qu’en outre je l’ai vu passer devant ma demeure sur les 3 heures de relevé, transportant des blessés à l’hôpital Saint-Louis, qui avaient été pris dans la maison de M. ...urat, salpêtrier rue Bondy. » Signé, le 29 septembre 1831 : Veniat, demeurant 9, rue de la Grange-aux-Belles. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Louis, Nicolas Rouyer est parti de chez moi le mardi soir 27 juillet 1830, est revenu le même soir armé et que le 29 il a été blessé à la main droite, dont je peux attester aussi des voisins de la maison où je demeure (sic). » Signé : Boichod, ciseleur, demeurant 226, rue Saint-Martin. Suivait l’apostille suivante : « Je certifie que j’ai vu le nommé Louis, Nicolas Rouyer se battre et recevoir une blessure à la main droite. » Signé : Tranchant illisible ; Blondeau ; Bouché. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, propriétaire demeurant rue du Faubourg-Saint-Martin, n° 204, certifie que le sieur Louis Rouyer, blessé dans les journées de Juillet, demeure dans ladite maison avec sa mère, qui en est portière et qu’il est d’autant plus digne d’intérêt qu’il contribue au soutien de sa mère. » signé, le 7 septembre 1830 : de Clercq, Louis, avocat, attaché au département des Affaires étrangères ; Dubert, épicier et marchand de couleurs, demeurant 196, rue du Faubourg-Saint-Martin ; ...omeau..., boulanger, demeurant 161, rue du Faubourg-Saint-Martin. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Louis, Nicolas Rouyer est rentré chez moi le 10 août pour travailler et qu’il na pas pu continuer son travail vu que la cicatrice était trop fraîche et que depuis son entière guérison les travaux ont entièrement cessé. » Signé : Boichod, ciseleur, demeurant 226, rue Saint-Martin. Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, propriétaire de la maison sise rue du Faubourg-Saint-Martin, n° 204, certifie que Louis Rouyer est domicilié dans cette maison, qu’il s’est conduit avec bravoure dans les journées de Juillet, qu’il a reçu une blessure à la main droite, d’où est résulté pour lui une longue incapacité de travail, qu’en ce moment même il na pu encore reprendre son état primitif, celui de bijoutier, que sa conduite a toujours été exemplaire et que servant d’ailleurs de soutien à sa mère, il est digne à tous égards de participer aux récompenses que M. le maire du (ancien) Ve arrondissement est chargé de distribuer à l’occasion de l’anniversaire des trois journées ; en conséquence, je prie M. le maire de me permettre de recommander Louis Rouyer à sa bienveillance particulière. » Signé, le 16 juillet 1831 : de Clercq, Louis. Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune. Il demeurait 204, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1830-1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 43 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 47 ; Archives de la préfecture de police AA 412.

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