Roy, Aubin

Biographie


Né le 15 floréal an V (4 mai 1797) à Sainte-Seine-sur-Vingeanne (Côte-d’Or). Officier mis à la retraite en 1825 (deux fois adjudant-major in Archives de Paris VK3 39), fils de Roy, Simon, propriétaire, et de Odiot, Adélaïde, Marie (qu’il avait épousée en août 1788 à Paris). Il fut blessé d’un coup de feu à la cuisse droite, le 28 juillet vers 19 heures, alors qu’il retournait en armes se joindre aux combattants. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Le certificat suivant constatait sa participation aux combats et la blessure qu’il avait reçue : « Nous, soussignés, propriétaires et habitants de la commune de Batignolles-Monceau, certifions à qui il appartiendra que le sieur Roy, Aubin, officier en traitement de réforme, demeurant dans ladite commune, a été, le 28 juillet dernier à 7 heures du soir, atteint d’un coup de feu qui lui traversa la cuisse droite, lorsqu’il retournait, en armes, se joindre aux défenseurs de la liberté ; que ce fait, qui a eu de très nombreux témoins, est de notoriété publique et peut être au besoin attesté par une grande partie des habitants. » Signé, le 11 septembre 1830 : Deroire, ancien officier d’artillerie ; Barbier ; Lathuile ; Guyot. Le certificat médical suivant constatait sa blessure : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, chirurgien aide-major du 4e bataillon de la IIe légion de la garde nationale de banlieue, certifie à qui il appartiendra que M. Aubin Roy, officier réformé, présentement capitaine adjudant-major dudit bataillon de la gare nationale, a été, le 28 juillet 1830, atteint d’un coup de feu qui a parcouru une grande partie du bord supérieur du grand fessier (sacro-fémoral) du côté droit ; que je lui ai donné des soins pour cette blessure, qui actuellement est entièrement guérie et ne laisse de trace qu’une large et longue cicatrice non douloureuse. Je certifie enfin que cette blessure a entraîné une assez longue incapacité de travail. » Signé, le 12 avril 1831, à Batignolles-Monceau : Hérisson, J. médecin. En décembre 1830, il n’avait encore reçu que quarante francs de secours. Dans l’attente des résultats de la Commission des récompenses nationales, il sollicitait une indemnité versée en une seule fois, « ayant été blessé dans la première journée, mes services dans la grande semaine sont trop peu de choses pour demander une récompense que tant de braves ont bien plus méritée que moi. J’avais une place dans une maison de commerce de la rue de Paradis ; je l’ai perdue par suite de mes blessures », écrivait-il, continuant ainsi : « Je vous l’avoue, avec toute la franchise de mon âme, je ne me sens pas l’énergie de supporter longtemps encore la cruelle position où je me trouve, et je suis déterminé à y mettre fin par des moyens violents, si elle ne change. Mon plan est irrévocablement arrêté ; je crois fermement la guerre inévitable et, dans cette campagne, je veux marquer ou me faire tuer. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Saint-Denis. La nature de ses blessures était ainsi décrite par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, en date du 9 avril 1831 : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu en gouttière à la partie inférieure et externe de la fesse droite ; guérie avec une légère adhérence de la cicatrice et quelques difficultés dans les mouvements de la cuisse du même côté. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés auprès du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En avril 1831, il s’était de nouveau cassé la jambe, selon un certificat délivré par le docteur Hérisson (voir plus haut). Il signa, le 5 juin 1831, le certificat suivant en faveur de Guérinot, Pierre : « Les soussignés, habitants des Batignolles-Monceau, certifient que M. Pierre Guérinot, employé à l’administration générale des contributions indirectes, fut un de ceux qui s’armèrent le 29 juillet 1830 pour rétablir le bon ordre et préserver les propriétés du pillage. » Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin 1831. En 1831, il était marié, père de deux enfants et capitaine adjudant-major au 4e bataillon de la IIe légion de la garde nationale. Il demeurait 34, Grande-Rue, allée Béranger aux Batignolles en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe de l’arrondissement de Saint-Denis auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 91 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet idem département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, Récompenses nationales, état nominatif des décorés de la médaille de Juillet mais qui ne se sont point encore présentés pour recevoir le brevet (où son nom est rayé) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39) ; Archives nationales F/1dIII/57 in dossier Guérinot, Pierre ; Archives nationales F/1dIII/74 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe.

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